REFLEXION

UN PROCES QUI N’A PAS REVELE TOUS SES SECRETS : L’accusé écope de trois ans de réclusion



UN PROCES QUI N’A PAS REVELE TOUS SES SECRETS  : L’accusé écope de trois ans de réclusion
Lors du 3ème procès de cette troisième et dernière session criminelle de l’année 2010, qui s’est déroulée dans la journée d’hier lundi 27 de ce mois courant, le tribunal criminel, siégeant près cour de Mostaganem a jugé et statué sur une complexe et mystérieuse affaire, d’attentat à la pudeur avec violence, sur une jeune fille mineure, réprimé par l’article 335 du Code Pénal. Selon l’arrêt de renvoi, les faits de cette sensible affaire, remontent à la date du 12 Mai 2010, et ont eu pour théâtre la localité de Mazagran située a 3 km de Mostaganem. En effet, la victime âgée de 17 ans, devait se rendre au bain maure, à 9h15 mn du matin, sur son chemin elle a été abordée par son voisin G.Brahim 27 ans, qui semble-t-il, l’a incitée à se rendre au domicile parental, dans l’intention d’assouvir ses besoins bestiaux, tout en la photographiant à poil, avec son mobile. A la barre, l’accuse G. Brahim nie catégoriquement les faits, d’ailleurs mon portable est dépourvu d’appareil photo, et encore moins de caméra, déclare l’accuse qui n’a cessé de clamer son innocence, en signalant que cette fille a des relations avec son ami. Malgré les questions nettes et précises du président Abdelaziz Bettayeb, G. Brahim maintient ses déclarations. Au terme des débats, M. Bentayeb a donné lecture du rapport médical, qui stipule des ecchymoses sur la joue, et sur le cou sans pour autant signaler un quelconque attouchement. Le représentant du ministère public, au terme d’un long réquisitoire, requiert la peine de 7 années de réclusion criminelle. Quant à l’avocat de la défense, maître Benneghouch Aek, plaidant mon coupable, a tenté de démolir le réquisitoire du procureur, tout en mettant en exergue l’absence de preuves tangibles, d’un quelconque témoignage, soulignant par ailleurs, que le rapport médical ne relate aucune tentative de viol ou d’attouchements sexuels. Mon client est victime d’un véritable complôt, d’autant plus que la jeune fille affirme ne pas le connaître, alors qu’ils sont voisins, dira cet avocat. En l’absence du moindre élément qui puisse confondre mon client, et que cette mystérieuse affaire est enveloppée de doute, alors que nous sommes devant un tribunal, où l’oralité des débats a son droit de cité, je sollicite l’acquittement pur et simple de mon mandant conclue maître Beneghouch. Au terme des délibérations le tribunal a jugé l’accusé coupable, et le condamne à 3 années de réclusion criminelle. Il est à signaler, que les procès des affaires de mœurs, de viol, d’attentat à la pudeur, et d’agressions sexuelles, donnent du pain sur la planche au tribunal, en l’absence de preuves tangibles, de rapports médicaux dans toute leur pérennité, de témoins à charge et d’un quelconque élément matériel. Quoi que nous ne pouvons émettre un quelconque avis, ni discuter un jugement. En matière criminelle l’intime conviction a toujours prévalue.

S.A.A
Jeudi 30 Septembre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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