REFLEXION

UN PAYSAGE D’ANTAN MENACE DE DISPARITION A MOSTAGANEM : La traque sans merci des marchands de cacahouètes

Qui d’entre nous n’a pas, un jour ou l’autre, interpellé l’un des marchands ambulants du centre ville pour se procurer une pochette de cacahouètes, ou d’amandes ou encore quelques noix de cajou..?



Chacun a inventé son système de chauffage afin de nous servir des cacahouètes chaudes et du même coup un parfum bien particulier entoure nos vendeurs. Ils sont là tout proches de la grande poste de Mostaganem   Ils font partie du paysage de notre ville ; Ce sont Abdallah, Abdelkader et leurs amis…..Un français qui, aime venir une fois l’an à la période estivale,  nous disait  sa joie de revoir ces vendeurs devenus pour lui comme des amis. L’un d’eux exerce ici son « métier » depuis 30 ans, et son voisin doit avoir la même « ancienneté ». Et nous habitants de Mostaganem nous les aimons bien ces vendeurs. Ils font partie du paysage de notre cité ; ils savent tout sur ce qui se passe dans notre ville, et au fil des ans ils se sont faits un nombre incroyable d’amis. Et ce service n’est pas négligeable, quand on est pressé et qu’on n’a pas eu le temps de s’arrêter pour manger, quelques cacahouètes seront pour certains  « l’apéritif »  avant la pizza ou le sandwich consommés dans l’une des pizzérias ou « fast-food » du quartier. Et bien d’autres qui ont fait le choix de rentrer chez eux à pied, ou même en voiture ou vélomoteur sont parmi les bons clients de nos marchands ambulants. Cela fait partie des petits plaisirs que de « grignoter » ces « amuses gueule » sur le chemin du retour à la maison ou avant d’aller rencontrer quelques bons amis.
Mais voilà ce commerce est illicite, non autorisé par la loi et nos vendeurs sont passibles de contraventions pour exercice illégale de la vente sur la voix publique. Alors nos « policiers » font leur travail quand ils viennent interpeller ces individus et leur demander de quitter ces lieux. Et c’est ce qu’ils ont fait ces derniers jours.  Mais arrêtons-nous quelques instants et réfléchissons de manière sérieuse.

Combien sont-ils ces vendeurs qui défient la Loi et la bonne marche de nos institutions?
Trois ou quatre au centre ville comme nos amis dont nous venons de parler mais ils sont des centaines dans les rues de notre belle ville de Mostaganem ! Souvent des jeunes mais aussi des moins jeunes, des célibataires mais aussi des hommes d’âge mûr qui offrent l’un des cigarettes, l’autre quelques bonbons ou sucreries, des pains maison ou des cacahouètes.
Oui messieurs qui avez les responsabilités de veiller au respect de l’ordre public, au respect de la loi accomplissez bien votre tâche, mais n’oubliez pas que celui que vous conduisez au commissariat en lui donnant l’ordre de ne plus vendre sur le trottoir, va perdre l’unique gagne pain qui donne à sa famille de ne pas mourir de faim. En lui faisant payer une amende vous allez arracher les quelques économies qui lui permettent de vivre dans la dignité. Alors ayons un peu d’indulgence et beaucoup de bienveillance à l’égard de ces hommes qui sont là pour nous servir et toujours souriant quelque soit le temps.

 

Riad
Vendredi 5 Décembre 2014 - 09:46
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