REFLEXION

UN MEMBRE DE L’APC D’AIN BOUCHEKIF DE TIARET DENONCE DES MALVERSATIONS : Commerçants et fonctionnaires sur les listes du filet social

Les habitants des villages et douars que compte la commune d’Ain Bouchekif dans la wilaya de Tiaret se disent victimes d’exclusion et n’ont eu cesse de porter leurs problèmes sociaux aux élus locaux qui, semble-t-il, font la sourde oreille.



Au moment où des citoyens mènent une vie dure, d’autres citoyens à Ain Bouchekif, chef lieu de la commune, perçoivent deux salaires. Un gérant de café, une fonctionnaire exerçant au siège de la Daïra de Dahmouni, un avocat et un taxieur figurent sur la liste des employés dans le cadre du filet social. Pire encore, de jeunes nécessiteuses étaient victimes d’harcèlement sexuel par les responsables dans les bureaux de la commission des affaires sociales apprend-t-on d’un membre de l’APC qui a requit l’anonymat. Cet élu dénonce un scandale dans la gestion des biens de la commune. Des engins de travaux publics de la commune loués à des particuliers et les frais de location avaient pris une destination ignorée. Un engin a été loué pour une durée de 10 mois à raison de 12000 Dinars par jour, la facture y afférente est arrêtée à 156 milles dinars ! Un projet d’assainissement a été scindé en trois tranches ; La première confiée à un entrepreneur, connu sur la placette, les deux autres réalisées avec les moyens de la commune dans une opacité totale. La mauvaise qualité des travaux a suscité l’ire des habitants plus d’une fois. Un dysfonctionnement flagrant dans l’administration des affaires de la commune, la commission des affaires sociales n’a tenu aucune réunion officielle depuis les élections de 2007. La procédure des appels d’offre n’est pas respectée. L’établissement des factures gonflées pour l’acquisition de la pièce détachée et la couverture des différents frais des services. Faisant preuve de manque du sens de préservation du patrimoine public et malgré la disponibilité d’un véhicule neuf acquis en 2009, le maire a acheté une nouvelle voiture double cabine ce qui a provoqué une indignation chez la population. Ces pratiques ont été portées à la connaissance du chef de Daïra de Dahmouni. Le siège de l’APC peint trois fois en un mois, avec des bons de commandes différents au profit d’un même entrepreneur. L’APC a bénéficié de sept millions de dinars pour l’achat et l’ameublement du nouveau siège. « Plusieurs micro ordinateurs, climatiseurs, bureaux, chaises ont disparu de l’ancien siège d’APC dans des circonstances imprécises. La disparition des denrées alimentaires d’une valeur qui avoisine les cent milles dinars étaient destinées aux parents des jeunes morts par noyade et qu’ils avaient refusées » témoigne ce même élu. Le premier vice président utilise la voiture du service hors les heures de travail et à des fins personnelles tel que ; faire le suivi d’une moissonneuse batteuse qui travaille à son compte. Plus grave encore, il a squatté plus de 15 hectares des terres en excédent de la commune avec un puits et y a construit quatre logements dans le cadre de l’aide de l’état à l’habitat rural. Dans le cadre du programme Blanche Algérie, la liste qui devait contenir 14 travailleurs, ne contient que 11. Qui perçoit le salaire des noms fictifs ? Le gouvernement algérien a instruit les différentes instances de faire procéder à la régularisation des contentieux fonciers existants, au même moment à Ain Bouchekif. Les responsables locaux en créent d’autres. Le maire a autorisé le fils du secrétaire général fonctionnaire de son état, et un commerçant à construire des kiosques sans qu’ils soient titulaire d’un acte de propriété ce qui est contraire aux lois et règlements. En ce qui concerne l’attribution des lots de terrains les formalités d’usage exigées par la réglementation sont souvent et sciemment négligées. Un lot de terrain attribué à un citoyen en 1994, le propriétaire s’est fait délivré un permis de construire sous le n° 02/94 en date du 9/01/94. Actuellement ce lot est la propriété du fils du secrétaire général de l’APC, né en 1991. La question qui reste posée, comment le maire a pu faire le transfert de la propriété du moment que le premier propriétaire est détenteur d’un arrêté administratif et un permis de construire?!


fayçal
Mercredi 27 Juillet 2011 - 10:18
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