REFLEXION

UN MARTYR OUBLIE DE LA NATION :Feu Senouci Adda dit «Sadek »

Mostaganem qui fut le berceau de la révolution algérienne dès la première heure du combat pour l’indépendance du pays n’a pas encore livrée tous ses secrets sur le nombre de ses valeureux martyrs morts pour la patrie, mais qui furent totalement oubliés dont Feu Senouci Adda dit « Sadek » est l’un d’eux.



M.Senouci  Adda dit « Sadek » naquit présumé en 1917 à  Rahouia (wilaya de Tiaret). Issu d’une famille de fellahs et vu la précarité de la vie à cette époque, il ne pu recevoir  les éléments  primaires du savoir et donc ne reçu aucune instruction. Son père  est venu  s’installer à Mostaganem  et à  l’âge de 21 ans,  Senouci Adda  dit »Sadek » s’engagea  dans  l’armée française en qualité de contractuel  du 14 Août 1935 jusqu’au 13Août 1939 où il participa malgré lui à la 2ième guerre mondiale. Derechef, il s’enrôla dans les rangs de l’armée coloniale pour un deuxième contrat du 14 août 1939 au 01 Août 1945 où il participa encore une fois à la guerre d’Indochine. Et pour une dernière fois, ce dernier s’engagea  pour une période de plus de trois années allant du 01 Aout 1952 jusqu’au 05 Octobre 1955. Durant toute cette période de vie militaire, Senouci Adda acquit une solide expérience sur le maniement des armes et par la force des choses, il devint un des soldats des plus aguerris. Ayant acquit ce capital d’expérience et devant  l’atrocité et les exactions que vivaient quotidiennement ses compatriotes, il décida de déserter les rangs de l’armée française pour rejoindre le maquis et contribuer à la lutte armée pour la libération du pays. Ayant tissé de bonnes relations avec ses compatriotes durant sa carrière militaire à la caserne du contingent des 2ièmes Tirailleurs (actuellement ITA de Mostaganem) et dont il préservait toujours le contact. Le martyr Senouci Adda dit »Sadek »  était un Fidai. Ayant rejoint le maquis  au Douar El Hachem et plus précisément à Sidi Lahcen, il procédait à l’aide de ses contacts à la caserne des 2ièmes Tirailleurs et avec leur complicité à la récupération d’armes pour alimenter ses frères combattants au maquis pour œuvrer à la continuité de la lutte de libération nationale.  Ce dernier n’activait pas seul  mais avec la collaboration de son ami de confiance en l’occurrence Feu Benbernou Touati  qui l’aidait à cacher les armes au sein même du bain maure de ses parents qui porte le même nom  et qui est situé au vieux quartier «  Tobana ».  Suite à ses activités militantes et le trafic d’armes, il fut dénoncé et emmené par la police française qui l’incarcéra pour la première fois. A sa sortie de prison et malgré les exactions coloniales, et du fait qu’il avait la haine tenace envers l’occupant, il poursuivra ses activités de militant en collaboration avec plusieurs autres amis de combat à l’exemple   de messieurs Ould Moussa Bouziane(coiffeur), El Ghaouti  M’hamed (facteur), Mortet Touati, Benyoucef (épicier) ainsi que Bendehiba dit «  La fleur ». Le fidai Senouci Adda  cachait son pistolet et ses grenades au sein même du magasin de Bendehiba dit « La fleur » situé au quartier « Derb .  Par ailleurs, il a  beaucoup  vécu au Douar El Hachem àSidi Lahcen en compagnie de Benhenni Abdelkader dit « Chibani ».  Surveillé de très près par l’administration française en raison de ses activités partisanes, il fut incarcéré une deuxième fois  par les services de police de Mostaganem.  Le fidai Senouci Adda  commis plusieurs attentats en collaboration avec ses compagnons contre sept (07) fermes dont une  dans la commune de  Tounin (actuellement  Kheir Eddine) relevant administrativement  de la daïra d’Ain Tédelès causant beaucoup de dégâts. Les descentes de police étaient fréquentes au domicile de M.Senouci Adda où cette dernière malmenait sa famille.  Il y a lieu de signaler à cet effet, que Senouci  Adda avait un refuge à Sidi Fellag chez sa belle mère Mme BENZOUAOUI Badra qui n’est autre que la tante de la mère deM.rs Benderdouche Djelloul, Djillali et feu Abdallah et Abdelkader    Dans le même contexte,  ce dernier  en compagnie de deux fidaiyine ont décidé de commettre un attentat contre le commissariat central de Beymouth (actuellement la 3ième sureté urbaine).  Cet attentat  contre le commissariat central fut commis  le 24 Janvier 1958 à 19h30 où  Senouci Adda et ses collègues ont lancé deux grenades contre le dit commissariat.  Après cet attentat, les trois fedaiyine prirent la fuite en direction du quartier de Beymouth.  Poursuivis par la police, ils furent rattrapés. L’un d’entre eux fut tué   tout près du stade Benslimane , quant  au deuxième fidai, il fut assassiné alors qu’il empruntait la rue Daru à Beymouth. Quant au sort de M. Senouci Adda dit « Sadek » alors qu’il essayait d’échapper  à la police en frappant à la porte de si Mohamed el Marrouki , malheureusement , un européen qui a tout vu de son balcon tira sur Senouci qui riposta. Arrivant sur les lieux, la police l’évacua vers l’hôpital. Le lendemain, l’armée française  emmena les trois fidas morts  et les jeta au douar El hachem- Sidi Lahcen à savoir Mrs Senouci Adda dit Sadek, Kromba Belmehel et Benyettou Abdelkader morts le 24 Janvier 1958 à 19h30mn. La devise algérienne était la suivante « Mourir debout que de vivre à genoux ».  

Réflexion
Mardi 30 Octobre 2012 - 17:50
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