REFLEXION

UN DOCUMENT DE 79 PAGES, ECRIT EN ARABE ET SIGNE PAR ABDELMALEK DROUKDEL : La presse découvre un manuscrit du N°1 d’AQMI détaillant sa stratégie au Mali

Un document des plans d’action a été retrouvé par des journalistes de RFI et Libération à Tombouctou, fief du groupe terroriste avant sa libération par les forces françaises. En six chapitres, ce document instructif détaille la stratégie que le groupe entendait appliquer au Mali.



UN DOCUMENT DE 79 PAGES, ECRIT EN ARABE ET SIGNE PAR ABDELMALEK DROUKDEL : La presse découvre un manuscrit  du N°1 d’AQMI détaillant sa stratégie au Mali
Les djihadistes d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) qui s’étaient établis à Tombouctou avant d’en être chassés par les forces françaises de l’opération Serval n’ont pas eu le temps de détruire ou d'emmener tous leurs documents. Le renseignement militaire français (DRM) a collecté une masse importante d’information, mais a parfois été précédé par la presse, comme cela a été le cas avec le document diffusé par RFI et Libération.Écrites en arabe, ces 79 pages foliotées sont signées du rapporteur Abou Mossab Abdel Woudoud, plus connu sous le nom de l’Algérien Abdelmalek Droukdel, numéro 1 d’AQMI. C’est le premier document intégral de ce type qui est retrouvé. Le préambule précise qu’il est le fruit de « discussions collégiales » au sein d’Aqmi et est intitulé, « Orientation du jihad dans l’Azawad ». Chacun des six chapitres datés du 20 juillet 2012, porte sur un aspect de la stratégie à appliquer dans le nord du Mali. L’objectif de cette note était de mettre en place un espace islamique sans attirer l’attention de la communauté internationale sur AQMI. dans ce document ,Droukdel revient  sur les erreurs commises par les djihadistes à Tombouctou, où la destruction des mausolées a suscité la colère des habitants et a inutilement mis le Mali à la Une des médias internationaux. Ces actes risquaient selon lui de « provoquer la mort de notre expérience, de notre bébé, de notre bel arbre ». La suite des évènements lui a en effet donné raison. Dans ses préconisations Droukdel expliquait qu’il envisageait des punitions », soit une application stricte de la charia.
 
Tirer les ficelles dans l’ombre
Autre erreur pointée par Droukdel : la rupture avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Bien que laïque, cette formation de la rébellion touareg s’était alliée avec les jihadistes pour conquérir le Nord-Mali, avant de s’en faire expulser par Ansar Dine, le groupe salafiste touareg.Or, dans son manifeste, le chef d’AQMI rappelle que le MNLA avait « accepté le principe d’islamisation de l’Azawad ». « Que pouvons-nous bien lui demander de plus ? s’interroge-t-il, avant d’estime que “l’on ne peut pas demander aux membres du MNLA de devenir salafistes et de rejoindre les rangs d’Ansar Dine du jour au lendemain.” Aussi, Droukdel préconisait de faire une large place au mouvement touareg au sein du gouvernement de l’Azawad (Finances, l’Intérieur et des Travaux publics), en se réservant toutefois des ministères des Affaires religieuses, de la Justice et de l’Éducation.Ce qui frappe est notamment la volonté d’AQMI de tirer les ficelles dans l’ombre, en laissant, par exemple, Ansar Dine et son chef, Iyad Ag Ghali, être aux avant-postes. C’est ainsi qu’il avait prévu de confier la tête du gouvernement au groupe salafiste touareg avec pour feuille de route de “gérer la transition et rédiger une Constitution pour l’État islamique de l’Azawad”. 
 

Ismain
Mercredi 6 Mars 2013 - 09:07
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ACTUALITÉ
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