REFLEXION

UN CITOYEN DE SETIF, LA MORT DU DGSN M’A CHOQUE : « envoyer à la retraite tous les retraités en activité »



UN CITOYEN DE SETIF, LA MORT DU DGSN M’A CHOQUE : « envoyer à la retraite tous les retraités en activité »
Comme tous les citoyens, la mort du directeur général de la DGSN m’a choqué. Cette regrettable affaire m’interpelle en tant que citoyen d’abord, ensuite en tant qu’écrivain. Certains écrivains abordent à un moment ou un autre de leur carrière les histoires de corruption, de conflits dans la police et de faits survenant dans les institutions. Les journaux leur servent de source d’information et d’inspiration pour leurs romans qui généralement sont imaginaires. Dans l’affaire qui nous intéresse, j’ai relevé quelques anomalies que nous jugions par le passé prévisibles et qui ont engendrées une situation de ce genre. Une des anomalies semble être cette habitude généralisée de recourir à des retraités pour occuper des postes importants ou subalternes qu’ils soient stratégiques ou non, de confiance ou pas.En matière de capacité de réflexion, d’analyse et d’action, un retraité ayant rompu avec le service actif ne peut s’adapter à un nouveau contexte dans lequel il est complètement détaché. Le nouveau biotope lui sera totalement étranger car les hommes qu’ils dirigeaient dans le passé ne seront plus les mêmes, les règlements auront changés et les canaux de relations et de communication renouvelés. Il lui sera difficile de s’en imprégner, de s’adapter puis de décider avec compétence et sans appréhension. Et, plus le temps passé à la retraite est long, plus les difficultés d’adaptation seront difficiles voir impossibles. Les Principes de Peter analysent ce genre de situation, c’est-à-dire celle d’un responsable qui a atteint son niveau de compétence. Le niveau de compétence dont parle l’auteur du livre n’est pas seulement celui du savoir faire mais des habitudes prises tout le long d’une carrière, de l’engluement dans la routine, de l’inadaptation au changement, de la perte de sang froid due à l’importance et à la densité des décisions et, surtout de la nécessaire transmission du commandement à la génération suivante. Par ailleurs, les événements de ce genre ne surviennent pas que dans notre pays. Dans de nombreux autres pays, l’histoire le rappelle, des présidents, ministres et Hauts Fonctionnaires ont été tués ou agressés dans l’exercice de leur fonction.En tant qu’écrivain et lecteur de romans, nous pouvons imaginer les causes de ce drame qui peuvent être multiples. Nous ne développerons pas les hypothèses qui pourraient être à l’origine de cette affaire. Nous disons seulement que par le roman tout a déjà été traité depuis L’âne d’or d’Apulée. Je renvoie seulement le lecteur aux romanciers de chez nous qui ont traité d’affaires policières selon divers thèmes ( Youcef Khader, Yasmina Khadra, Abderrahmane Zakad, A. Lamrani, Salim Aissa, Djamel Dib).Mais si la vie n’est pas un roman elle est plus qu’un roman, la réalité dépassant la fiction. Et, cette réalité, c’est la perte de deux hommes qui ont donné pour leur pays, deux hommes se connaissant, deux hommes qui, à leur crépuscule, méritaient de jouir de la paix, du bonheur d’être avec leur famille et de la satisfaction du devoir accompli. Une mesure que l’Assemblée Nationale devrait prendre est celle d’envoyer à la retraite tous les retraités en activité. C’est un grand bien qu’elle rendrait au pays et aux retraités .

Abderrahmane Zakad
Mardi 2 Mars 2010 - 11:28
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