REFLEXION

Touchez pas à ma toge !



Apparemment tout semble vouloir se redresser en Algérie, ces opérations de redressement, devenues le plat le plus prisé chez certains acteurs de la société pour procéder à des renversements et à des coups bas dans le but inavoué de mettre hors d’état de nuire tel ou tel responsable, préparer aussi, en catimini des machination rocambolesques qui laissent pantois le plus téméraire parmi nous. Ces manières de faire sont généralement le résultat de divergences, entre deux ou trois parties, agissant dans la même corporation ou dans la même entité, chacune d’elle se veut la pionnière en tentant d’ imposer ses idées, ses visions et ses hommes, quitte à engager la violence. L’objectif est d’accaparer le pouvoir par n’importe quel moyen et à n’importe quel prix et quelques soient les conséquences qui en découleront, tout ceci importe peu à ses commanditaires. En Algérie, nous avons assisté à plusieurs opérations de renversement, dont plusieurs ont réussi d’ailleurs, et si elles avaient atteint leur but final, c’est parce qu’il existait une force occulte derrière, qui a fait que ces opérations aboutissent sans trop de dégâts. Et les exemples n’en manquent pas, nous citons le FLN, En-Nahda, l’UNJA et d’autres associations qui ont pignon sur rue de par leur poids au sein de certaines sphères proche du sommet. Par contre, d’autres ont été tout simplement avortées pour deux raisons : la première se résume en l’absence de relais solides avec un ou des parrains, donc toute opération non parrainée est vouée à l’échec. La seconde raison, c’est de sous-estimer l’adversaire en lui déclarant la guerre unilatéralement sans y réfléchir un seul instant aux retombées de la décision prise, à l’image de la tentative de redressement avortée opérée au parti du Hamas et au FNA, les exemples sont légions dans notre pays. C’est ce qui s’est peut-être passé tout récemment au sein de la corporation des hommes en noirs à Mostaganem. Une corporation des plus honorables, des plus respectées, se voit d’un jour à l’autre à la Une des médias, pour des considérations somme toute politiciennes qui n’ont rien à voir parfois avec la profession. Ces comportements jugés inadmissibles par la tutelle, jettent le pavé dans la mare et font fi de toute raison et sagesse nous faisant rappeler la fameuse citation de Victor Hugo, poète et écrivain français : « L’homme trouve la raison en lui et la sagesse hors de lui ». Auxiliaires de justice, avocats, maitres, hommes en noir, défenseurs, quelque soit l’appellation qu’on leur donne, ces professionnels du droit sont tenus de préserver l’image de marque de la profession et de hisser haut, vraiment haut le niveau du dialogue et de la négociation. Qu’ils sachent que la société qui voit en eux l’expression de la vérité, la défense de la liberté d’expression, celle des droits de l’homme et de la justice, les condamnera sévèrement et à tout jamais car quelque soit les différents qui opposent telle ou telle partie, ceux-ci doivent être aplanis dans un climat de compréhension et d’un niveau à la hauteur de la profession.

Amara Mohamed
Jeudi 15 Juillet 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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