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Tolérance Zéro
La situation est fort inquiétante, notamment en ce mois sacré de Ramadhan, où les agressions se multiplient plus particulièrement à l’approche de la rupture du jeûne. Les auteurs de ces agressions bien évidemment des jeunes dans la majorité des cas, ne se soucient guère des conséquences qui pourraient en découler de tels actes réprimandés par la loi. Ce qui est encore plus préoccupant, ces actes n’ont pas de limites et peuvent atteindre n’importe qui, même les représentants de l’état censés instaurer l’autorité publique dans le temps et dans l’espace. Il n’y a pas plus tard de deux jours, qu’un représentant de la loi, un agent de l’ordre public, a été grièvement blessé par arme blanche par un jeune délinquant dans un quartier populaire de Mostaganem. Un geste gratuit qui n’a aucun sens. La logique et la raison nous imposent d’elles mêmes de ne pas s’attaquer à quelqu’un qui nous apporte sécurité et protection, c’est une règle universelle sans qu’il y ait de loi en ce sens. La nature des choses va ainsi, sauf bien sûr dans la jungle et ce n’est pas le cas dans notre réflexion d’aujourd’hui. Alors pourquoi, ces jeunes veulent attenter à la vie de leur prochain ou lui porter atteinte physique. La question certes sensible, mais elle doit être posée. Il faut en effet le rappeler, car ce n’est jamais de cela qu’il est question dans le débat public, lorsque les mots laxisme ou impunité sont prononcés. Et c’est à ce titre me semble t-il, qu’il convient d’analyser la situation. Certains avancent même qu’il existe des coupables qui ne sont ni jeunes ni pauvres, bénéficient d’une certaine impunité, ce qui laisse conjecturer chez les jeunes, l’existence d’une classe au dessus des lois, où les services compétents se montrent discrets et cléments, allant peut-être jusqu’à minimiser la souffrance de la victime et chercher des excuses aux coupables. Ceci ne serait-il pas l’un des facteurs précurseurs de cette fameuse violence des jeunes, qui débute par des conduites qui ne sont pas délictueuses aux yeux de la loi, mais qui peuvent empoisonner la vie collective, comme des attroupements au niveau des quartiers à forte densité populaire, des virées entre jeunes à la plage qui peuvent être sujet à des provocations ou par des comportements mal interprétés ? Les choses sont claires, au début il ne s’agit que d’une présence de jeunes, car ils sont de plus en plus visibles. Dans certains quartiers, la simple présence de jeunes est vécue comme une agression. Mais en face, il est plus judicieux de prévenir, non pas provoquer, ni harceler, mais juste faire montre d’une fermeté de « tolérance zéro ».
Amara Mohamed
Vendredi 20 Août 2010
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