REFLEXION

Tlemcen et d'Adrar, plaques tournantes du trafic de drogue :La drogue marocaine inonde les frontières de l’Algérie



Tlemcen et d'Adrar, plaques tournantes du trafic de drogue :La drogue marocaine inonde les frontières de   l’Algérie
Les régions de Tlemcen et d'Adrar, frontalières avec le Maroc, sont devenues des plaques tournantes du trafic de drogue intermaghrébin. L'Algérie est passée du statut de pays de transit à celui de marché consommation de drogue.

En 2008, plus de 38 tonnes de drogue ont été saisies en Algérie contre quatre tonnes en 2007. En 2009, ces saisies pourraient atteindre 60 tonnes, selon les estimations des autorités. Mais les quantités qui pénètrent sur le marché algérien sont beaucoup plus importantes. « La drogue saisie représente seulement 10% des quantités qui transitent », estiment des experts algériens dans la lutte contre la consommation de drogue. Avant hier , La gendarmerie nationale dans son dernier communique a annonce que Plus de 26 tonnes de cannabis ont été saisies depuis le début de l'année à travers le pays. Ces quantités proviennent essentiellement du Maroc, plus grand producteur mondial de cannabis. En grande partie, ces quantités ont en effet été découvertes par la gendarmerie nationale aux frontières marocaines et sur les plages de l'ouest du pays, selon les indications officielles.


Pointé du doigt, le Maroc ne semble pas particulièrement préoccupé par les activités des narcotrafiquants à ses frontières avec l'Algérie. Rabat annonce rarement des arrestations de trafiquants qui tentent de faire passer la drogue de l'autre coté de la frontière. Pourtant, la gendarmerie royale a arrêté ces derniers mois de nombreux narcotrafiquants et saisit d'importantes quantités de résine de cannabis destinées au marché européen.

Cette situation a une explication. Alger et Rabat, qui entretiennent des relations politiques tendues en raison de la colonisation du Sahara occidental par le Maroc, ne coopèrent pas dans la lutte contre le trafic drogue. Les Marocains conditionnent cette coopération à la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays. Une demande à laquelle les Algériens refusent de répondre favorablement. Selon eux, une telle réouverture pourrait au contraire aggraver la situation en matière de trafic de drogue au lieu de la réduire.

Sur la provenance de la drogue, le gouvernement algérien adopte toutefois une attitude molle et inexpliquée vis-à-vis du Maroc. Les autorités algériennes n'ont jamais accusé le Royaume de Mohamed VI de fermer les yeux sur l'activité des narcotrafiquants alors que Rabat reproche toujours à l'Algérie sont laxisme dans la lutte contre l'émigration clandestine en provenance du Sahel. A peine quelques allusions du premier ministre Ahmed Ouyahia durant la campagne électorale. Insuffisant pour inquiéter Rabat.

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Riad
Mercredi 15 Avril 2009 - 00:03
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ACTUALITÉ
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