REFLEXION

Têtu comme un Fliti !



Ghazaouet - extrême ouest algérien- n’est pas une grande ville. C’est une grande famille. Non loin de là, l’Emir Abdelkader y déposa les armes en 1847. Les soldats de l’Emir dont des Hararta Ouled Sidi Harrat, une fraction des Flita,  accueillis à bras ouverts par les Ouled Ali, tribu autochtone de la région, se virent offrir gîte et couvert. Juste après la reddition ou peut-être bien plus tard, il y eut alliance par les liens du mariage et l’affinité dure encore entre les descendants de ces redoutables guerriers. Quand la douceur épouse l’intelligence, il n’en nait que des génies. Sy Khaled en est un. Ce cadre supérieur ne pense qu’à une Algérie forte. Il a beaucoup voyagé et s’est fait des  amis sur les cinq continents. Mais comme tous ses concitoyens, il vit Ghazaouet. Oui, il vit et réfléchit Ghazaouet. Ce n’est que  là-bas qu’il a des amis. Benrahou Sid Ahmed en est le meilleur. Comme un cadre « très supérieur » passe souvent à la télévision, Sy Khaled ne va pas faire exception. Elégant, fin, tiré à quatre épingles, le langage clair, le verbe facile, il épata bien du monde à travers les chaînes terrestres et satellitaires. Pas tant que ça ! Un cousin, averti saisit de suite Sy Khaled qu’il y avait une faille de taille. « Tes chaussettes à losanges bleus et blancs n’étaient pas assorties avec le pantalon et le caméraman ne cesse de son puissant objectif de faire ressortir la bévue sur le petit écran ! » Mais le hasard voulut que la cravate de l’invité, rayée obliquement de bleu et de blanc, fût assortie elle aussi aux chaussettes. Et au cousin, fin connaisseur de sauver la face avec : « Après tout, la mode n’est que l’acceptation d’une extravagance. » Et pourquoi Sy Khaled ne serait-il pas en avance sur Armani, Lanvin et Valentino ? Têtu, Sy Khaled n’en démord pas : « Télé ou pas télé, ma cravate sera à jamais  assortie aux chaussettes.  A vie, il en sera ainsi ! ». Un Fliti est un guerrier assis sur son sabre, écrivait un  général français.

Réflexion
Samedi 4 Août 2012 - 00:22
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NON-DITS
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1.Posté par Azedine le 18/08/2012 00:07
une femme acheta une paire de boucles à 10 Da et demandaà son mari de lui acheter une robe assortie à ses boucles qui lui coûta 10 000 Da ! cela n'arrive aussi qu'à Ghazaouet !
Bien à vous.

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