REFLEXION

Terreur chez lui, moins que rien ailleurs



Terreur chez lui, moins que rien ailleurs
La population ne le voit pratiquement jamais. Mais elle subit quotidiennement les effets de ses décisions. De sa tour d’ivoire, il ne descend que rarement et c’est tout juste si les administrés arrivent de temps en temps à entrevoir ses traits à travers les vitres de son véhicule rutilant neuf. Lorsqu’on parle de lui c’est à voix basse, de peur que les propos puissent lui être rapportés par des oreilles trainantes, toutes à sa dévotion. Lui rendre visite ? Il n’en est pas question. Et puis, il faudrait d’abord la hiérarchie de ses subordonnés qui préservent son « antre » telle une armée en campagne, veillant sur le repos de son général. Quel est donc cet « ogre » ou plutôt ce « tyran ». Seulement un membre influent de cette équipe que l’on désigne sous l’appellation de « l’autorité locale », son pouvoir comme chacun le sait, il le tient soit du peuple soit de l’administration. Mais lui, se croit investi d’une mission devine. Il suffit qu’il rêve qu’un immeuble doit être rasé pour que, dès son réveil, il fasse en sorte que son rêve devienne réalité. De temps à autres, il quitte et sa réserve et son château à l’occasion de la visite de quelque personnalité venue de la capitale. Nous le voyons alors détendu et souriant qui développe à ses hôtes une argumentation qui voudrait que toutes les réalisations soient son œuvre et que la population serait malheureuse, s’il venait à la quitter pour d’autres horizons. Mais dès que le visiteur est parti, le rideau tombe, les décors sont enlevés et les chuchotements reprennent de plus bel. Ces « terreurs » il leur arrive aussi de descendre à la capitale, à l’occasion de quelques conférences ou de séminaires. Et nous assistons alors à une métamorphose complète du personnage. La vedette du village se retrouve reléguée au rang de simple figurant noyé dans la masse. Personne ne fait attention à lui, il fait presque pitié à voir. Aussi son séjour ici ressemble à un calvaire et, des lors, il ne vit que pour le moment où il reprendra enfin la route pour son «royaume ».

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Lundi 27 Septembre 2010 - 00:01
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NON-DITS
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