REFLEXION

Tension et Passion



Les relations algéro-françaises s’emballent ces derniers temps. La France semble revenir à de meilleurs sentiments à l’égard de certains dossiers qui enveniment les relations entre les deux pays. Premier dégel a été ponctué par la visite de Noëlle Lenoir, ancienne ministre déléguée aux affaires européennes qui a animé une conférence au centre culturel français, sur les relations franco-méditerranéennes et la relation franco-algérienne. Est venue ensuite, la visite d’Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, qui a affirmé, officiellement la volonté de la France de renouer avec notre pays des relations de partenariat « concrètes et pragmatiques ». Quelques jours plus tard, ce sont deux responsables du ministère des affaires européennes qui ont séjourné à Alger. Leur visite n’a pas été médiatisée, mais il est clair qu’elle s’inscrit dans cet « emballement » des relations entre les deux pays. Aujourd’hui, c’est au tour de la dame de fer française, Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice, un autre poids lourds sur lequel table Sarkozy, qui a effectué un séjour de deux jours dans notre pays pour débloquer la situation. Cette visite de haut niveau est considérée comme un nouveau souffle donné aux relations bilatérales. Les visites politiques françaises en Algérie sont ainsi ponctuées par d’autres qualifiées plutôt « d’amicales. » Alger a déjà reçu « un ami de l’Algérie », Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Intérieur et aussi de la Défense sous Jacques Chirac. Son passage et notamment sa conférence ont été fortement appréciés. Cette nouvelle vision des choses, permettra certainement d’autres visites plus importantes pour les jours à venir, surtout quand on sait que le président français a déjà désigné son ‘’Monsieur Algérie’’ en la personne de Pierre Raffarin, sénateur et ancien premier ministre sous l’ère Chirac, qui jouit d’une grande confiance et d’une grande crédibilité dans les milieux politiques algériens. Cette nomination, est un signe des Français à vouloir entendre les doléances algériennes, sans trop rechigner sur un passé lourd de blessures, de contentieux et de bavures historiques, comme ils acceptent de s’aligner, du moins pour un début, sur le vœu des algériens, de ne faire que dans l’économique. Paris a donc répondu tout de suite à « ce vœu », bien calculé, en portant son choix sur Raffarin qui devra désormais parler en son nom auprès de l’Algérie. Cet ancien Premier ministre est présenté comme « un gestionnaire d’entreprise qui connaît bien les questions économiques. » Pour eux, sa nomination « est une manière de porter le dialogue au niveau économique. » Leur exemple « il a bien géré le contentieux entre Paris et Pékin. » Les responsables français pensent que « ce n’est pas dans l’intérêt de la France de garder une relation débridée avec l’Algérie. C’est, disent- ils, « un pays qu’on considère comme le poids lourd de la région, démographiquement et historiquement ». La visite de Raffarin à Alger pourrait intervenir à la fin du moins de novembre prochain.

Amara Mohamed
Lundi 18 Octobre 2010 - 00:01
Lu 323 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 05-12-2016.pdf
3.51 Mo - 05/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+