REFLEXION

Tels des esquifs emportés par les vagues.

Les Partis politiques algériens par abréviation « P.P.A » ont tous la fâcheuse tendance à parler de démocratie, de liberté d’expression, de se positionner pour les uns en opposants au pouvoir, pour les autres en défenseurs du pouvoir en place.



Tels des esquifs emportés par les vagues.
Alors qu’en est-il réellement ? Une grande partie de ces associations à caractère politique (terminologie constitutionnelle), ont été secouées par des turbulences allant jusqu’à perdre la raison. Mouvement de redressement au Front de Libération Nationale (FLN), dissidences au Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), rébellion au Front National Algérien (FNA), scission au Mouvement Social pour la Paix (MSP). Cette atmosphère règne sur tous les courants politiques, islamistes, nationalistes, démocrates, conservateurs et j’en passe. Ces partis traversent actuellement une crise sans précédent et se trouvent en pleine tourmente, emportés par des vagues de contestations internes, dues essentiellement à l’exclusion des cadres et la marginalisation des militants.

Ceux qui sont les plus touchés sont le FLN et le MSP, tous deux membres de l’alliance présidentielle. Pour le premier, la direction du parti fait face à un mouvement de contestation interne et le second, est en train de raccommoder ce qui est récupérable. Selon les spécialistes, ces turbulences sont le fruit de la faiblesse du discours des politiques et de leur capacité à gérer, et déplorent leur esprit égoïste et revanchard. Pour preuve, l’alliance présidentielle n’est plus en mesure de gérer ensemble le pouvoir dans le sens des responsabilités que la nation pouvait s’y attendre. Les contradictions dans le discours politico-économique sont flagrantes. Ces derniers jours les rumeurs les plus folles ont fait état de la création d’un nouveau parti politique qui serait dirigé par le frère du Président, et que des contacts auraient été entrepris dans l’Ouest du pays à l’effet de mettre en place les assises devant permettre à ce parti de se lancer. Le premier à réagir, fût le patron du FLN dixit : « Qu’est-ce que le FLN n’a pas fait, qu’un autre parti pourrait faire ?», réaction tout à fait incompréhensible dans la mesure où nous parlons de démocratie. Frère du président ou pas, le champ politique est ouvert jusqu’à preuve du contraire, alors pourquoi avoir peur, d’autant plus qu’il émerge du même clan. En tous cas, à l’allure où vont les choses, les données politiques risquent de peindre une autre configuration sur l’échiquier national. A vrai dire, la réalité est toute autre, aucun des chefs de partis n’a le sens de la véritable démocratie, leur vision est tout aussi restreinte que celle qui sont au pouvoir, c’est leur dénominateur commun. La majorité d’entre eux ne font que de la figuration tous les cinq ans.

AMARA Mohamed
Jeudi 18 Juin 2009 - 08:27
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CHRONIQUE
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