REFLEXION

Tandja persiste et signe

Au fait tous les Africains y compris nous Algériens, y ont cru un moment, mais c’était verser un verre d’eau dans le désert. Mamadou Tandja persiste et signe, moi et personne d’autre, c’est la règle, du moins celle des Africains et des Arabes, quitte à gouverner désormais par ordonnance.



Tandja persiste et signe
Eh oui, il fallait en tenir compte, c’est comme ça et pas autrement. Les assurances de Paris, qui se résument dans la convention signée en janvier dernier permettant à Areva l’exploitation du « gisement d’Imouraren, la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique et la deuxième au monde », la déclaration de neutralité dans le conflit de l’armée nigérienne, les expériences plus ou moins réussies dans d’autres pays africains et voisins, ont amené le président Nigérien en exercice à balancer tout le monde par-dessus bord, y compris les membres de la Cour Constitutionnelle, dernier rempart éliminé avant la ligne droite. C’est fait, Il a gagné en humiliant tout un peuple et ses institutions. Absurde dîtes-vous ? Non, absolument pas, pour les commanditaires ce n’est que raison d’état. Soit ! Mais comment fait-on pour passer d’un président honorable et respecté de tous, à une personnalité imprévisible et versatile, perdant toute légitimité politique et morale ? Ce qui est sûr en tous cas, c’est que ces agissements ont ridiculisé les peuples qui sont devenus la risée du monde Occidental, sinon jusqu’à quand les Africains et les Arabes seront-ils considérés comme des miniatures valables uniquement à garnir une bibliothèque de salon ? Au Niger, le président sortant, n’a pas eu les faveurs du parlement et encore moins celles de la Cour Constitutionnelle, tout le monde, notamment ceux qui aspirent à la véritable démocratie et à la liberté d’expression, s’accordent à dire que la dissolution du parlement et la suspension des trois membres de la Cour Constitutionnelle relèvent de la Paranoïa politique. La Cour Constitutionnelle lui a refusé l’abrogation de son arrêt invalidant le projet de référendum constitutionnel prévu pour le 4 Août prochain. Il a répliqué par deux décrets portant la suspension des articles 104 et 105 de la constitution. Ces deux articles ont trait à la nomination des sept membres de la Cour Constitutionnelle et surtout à leur inamovibilité durant leurs mandats de six ans. Durant la période de la suspension, Tandja aura toute latitude de solliciter ceux qui seront nommés par lui, pour l’abrogation de l’arrêt pris par les anciens membres de cette honorable Cour lui barrant la route vers un troisième mandat, comme si le président nigérien lançait à l’adresse de ses opposants : « Tel est pris qui croyait prendre ».

. .
Jeudi 2 Juillet 2009 - 08:14
Lu 540 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+