REFLEXION

TRIBUNAL CRIMINEL : Trois faussaires condamnés à 10 ans de réclusion et 100 millions d’amende



TRIBUNAL CRIMINEL : Trois faussaires condamnés à 10 ans de réclusion et 100 millions d’amende
Siégeant en son audience d’avant-hier jeudi, 30 du mois de septembre 2010, lors de cette 3eme session criminelle ordinaire de l’année courante, le tribunal criminel sous la présidence du magistrat Maghraoui Aek , assisté de ses deux conseillères, du représentant du ministère public Ouarab Brahim , le secrétariat assuré par le chef greffier Souag Houari, a jugé une sensible affaire de fausse monnaie. La genèse de cette histoire, remonte à la date du 14 avril 2010 lorsque les éléments de la gendarmerie nationale, au cours d’un barrage sur la route nationale RN 90 reliant Mstaganem, Relizane, Mostaganem. Après avoir arrêté un véhicule de marque Dacia et au moment d’un contrôle de routine, et la fouille qui s’en est suivie , ont permis à ces hommes en vert , de découvrir un véritable pôt aux roses : il s’agit de la somme de 100 millions de centimes en fausses coupures de 200 DA et un seul et unique (faux) billet de 1000 DA. Au terme de l’enquête préliminaire et des différentes procédures de l’instruction, les trois malfaiteurs, O-Mouloud, M-Yazid et B.Mohamed, âgés respectivement de 27,29 et 30ans, ont été accusés par la chambre d’accusation pour : fausse monnaie falsification de billets de banque, et tentative de distribution à l’intérieur du pays, réprimés par l’article 198 du code pénal « P» et déférés par devant le tribunal criminel. A la barre, B.Mohamed et M.Yazid, tout en reconnaissant les faits, n’ont cessé de se confondre dans leurs déclarations, par le fait, que chacun tente de charger l’autre. Quand à O.Mouloud, clame son innocence et rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés, sous prétexte qu’il n’est concerné ni de prés ni de loin dans cette affaire. Le représentant du ministère public Ouarab Brahim, lors d’un remarquable réquisitoire, a mis en exergue , les éléments contenus dans le dossier, soulignant que cette affaire est compromettante pour l’économie du pays, et que ces trois accusés récidivistes notoires méritent une sanction exemplaire, « je requiert, la peine de 20 année de réclusion criminelle pour l’ensemble des accusés». Maitres Hamdoud, Boudebza et Chaâ de la défense plaident coupables et sollicitant que de larges circonstances atténuantes soient accordées à leurs mandants. Quand à maitre Boukort Mohamed, plaidant non coupable, et connaissant parfaitement son dossier, a tenté de démolir le réquisitoire du ministère public. Au terme d’une brillante plaidoirie Claire, sans bavures ni superfluités, et avec probité, demande l’acquittement pure et simple de son mandant. A l’issue des délibérations, le verdict tombe tel un couperet, le tribunal rejette les circonstances atténuantes et se prononce sur la condamnation de 10 années de réclusion criminelle, assorties d’une amende de 100 millions de centimes, à l’encontre de chaque accusé, ainsi qu’une peine complémentaire de 5 années de sûreté.

S.A.A
Samedi 2 Octobre 2010 - 00:01
Lu 297 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+