REFLEXION

TRIBUNAL CRIMINEL DE MOSTAGANEM : 20 ans de prison pour un meurtre prémédité

Le vin continue d’être à l’origine de la survenue d’actes irréparables, dont de multiples assassinats avec préméditation que les tribunaux condamnent avec sévérité. A ce titre, le tribunal criminel près la cour de justice de Mostaganem vient de juger encore une fois, une affaire d’homicide volontaire, survenu après une beuverie à la plage de la Sakhra, où l’accusé ivre a poignardé sa victime et a été condamné à une vingtaine d’années de prison ferme.



Le tribunal criminel de Mostaganem a jugé lors de sa  38ème audience, une affaire liée à un homicide volontaire, à un vol de véhicule et aux coups et blessures, dont l’accusé principal a été condamné à une peine de 20 ans de prison ferme. Les faits de cette affaire remontent au 19 du mois de juillet de l’année 2016 à 04 heures du matin, où le mis en cause a été pris en stop à la plage de la Sakhra, pour se rendre au douar  Etouafir, relevant de la commune de Ben Abdelmalek Ramdane, afin de s’approvisionner en cigarettes. Une fois sur les lieux, le kiosque était fermé et le conducteur a profité pour descendre et satisfaire un besoin naturel (uriner), malheureusement, l’auto-stoppeur saisi cette occasion pour s’enfuir avec le véhicule. Ivre et ne sachant pas trop conduire, l’accusé perdit le contrôle de l’automobile qui percuta les trottoirs du carrefour. Immobilisé et totalement endommagé, le véhicule ne put redémarrer. Poursuivi par l’un des proches du conducteur, qui reconnut le véhicule, une bagarre éclata entre lui et le voleur, qui n’hésita point à le poignarder en plein cœur. Intervenant, un second individu tenta de rattraper l’accusé, qui lui porta un coup de couteau au ventre sur le côté gauche. Les deux victimes s’affaissèrent par terre, et l’auteur des faits pris la fuite. Secourus par des fellahs, l’une des victimes succomba à ses blessures en cours de route, la deuxième fut admise aux urgences et sauvé de justesse. Appelé à la barre, l’accusé répondant aux initiales de D.A, âgé de 27 ans, nia totalement tous les faits qui lui ont été reprochés et se contenta de répondre   aux questions du président de la cour par la négation. Se succédant à la barre, les témoins confirment les faits et pointent du doigt l’accusé d’être le principal auteur du crime. Intervenant à son tour, l’avocat général axe son réquisitoire sur la gravité des faits et condamne l’accusé à la perpétuité. La défense a tenté en usant de tant de moyens, lors de la plaidoirie, d’innocenter son client, qui était ivre et ne savait trop ce qu’il faisait, en sollicitant son acquittement. A  la fin du jugement et après avoir écouté toutes les parties, les membres de la cour se retirèrent pour délibérer et finirent par prononcer le verdict d’une vingtaine d’années de prison ferme à l’encontre de l’accusé avec le versement de 150 millions de centimes pour chacun des parents de la victime. Quant aux deux autres accusés impliqués dans cette affaire, l’un pour la non-assistance d’une personne en danger et l’autre pour la non dénonciation d’un crime, la cour  a condamné le premier à une année de prison avec sursis et une amende, et  a acquitté le second. 

L.Ammar
Dimanche 19 Mars 2017 - 19:20
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MOSTAGANEM
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