REFLEXION

TRIBUNAL CRIMINEL DE MOSTAGANEM : 17 ans de réclusion contre l’assassin de Raisainville



TRIBUNAL CRIMINEL  DE MOSTAGANEM : 17 ans de réclusion contre l’assassin de Raisainville
La fameuse affaire de l’assassinat qui a eu pour théâtre le quartier populaire de Raisainville Mostaganem, en date du 18 janvier 2010, aux environs de 19 heurs 30 mn vient d’être jugée par le tribunal criminel, à sa tête le président Bettayeb Abdelaziz assisté des conseillers Mokrane Ameziane et Oudhi Djillali, le ministère public représenté par le procureur de la République de Ain Tèdlès, déchira El Hadj, et le secrétariat du greffe, assuré par le greffier en chef Souag Houari, en son audience d’hier mardi 05 octobre. La genèse de cette histoire, remonte à la date 18 janvier 2010, lorsque pour une simple bévue, sorte de conflit familial, qu’une forme de rixe a éclaté, où le dénommé A. Rédouane 19 ans, a donné un coup de couteau à la victime L. Bendehiba 47 ans. Evacué aux UMC de Tijditt, malgré l’intervention chirurgicale il n’a pu être sauvé. Neutralisé par les éléments de la sécurité, et au terme de l’enquête préliminaire et des différentes phases de l’instruction, en date du 19 mai 2010, le dossier de cette affaire, à la suite de sa qualification, a été renvoyé par devant le tribunal criminel aprés réquisition du procureur général, ainsi que sa mère pour complicité, qui a bénéficié du contrôle judiciaire. A la barre l’accusé A. Redouane, 19 ans, reconnait les faits, tout en déclarant au tribunal, qu’il n’avait nullement l’intention de tuer la victime. Après lui avoir donné un seul coup de couteau, la victime est restée debout et j’ignorais qu’elle a perdue la vie par la suite. Déclara l’accusé, tout en implorant le tribunal, de lui alléger la sentence. D. Khadidja, sa mère, Accusée de complicité réprimée par l’article 261 du code pénal, rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Pourquoi avez-vous jeté l’arme du crime demanda le président ? Je n’ai jamais agi de la sorte, répondit l’accusé. D’ailleurs vous avez tenté de dissimuler les preuves répliqua le président ? la co-accusée, nie avoir jeté l’arme du crime. Les témoins qui ont défilé à la barre, n’ont en quelque sorte suscité aucun éclaircissement au tribunal, dans la mesure, où beaucoup de confusions et contradictions ont été relevées, d’ailleurs, vue que la plupart de ces témoins, sont des proches et membres de la famille des accusés. Tout au long des débats, Maitre Benkritly Belkacem, en véritable renard du barreau, n’a cessé de fustiger les témoins, par des questions pertinentes. Après avoir donné lecture de l’ensemble des pièces contenues dans le dossier le président Abdelaziz Bettayeb déclara la clôture des débats. L’avocat de la partie civile maître kharroubi, lors d’une très longue intervention, a tenté de mettre en relief « les faits qui ont caractérisé ce crime. Le représentant du ministère public, procureur de la République près tribunal de Ain Tédlès, Dechira El Hadj lors d’un passionnant réquisitoire, mettant en exergue les éléments contenus dans le dossier, ainsi que le rapport médical, qui stipule, une blessure mortelle, par arme tranchante et piquante, d’une profondeur de 3 centimètres, a affecté la sixième vertèbre du coté gauche, la lame s’est enfoncée en plein cœur, d’une profondeur de 1,5 cm, ce qui a suscité de gros efforts physiques, requiert la peine de 20 ans de réclusion criminelle, pour l’accusé principal, et une année de prison ferme à l’encontre de sa mère, pour complicité. L’avocat de la défense Adnane Aziz, plaide non coupable, en ce qui concerne la mère complice. Quant à maître Benkritly Belkacem, en grand seigneur du barreau, plaidant coupable, n’a cessé de développer les circonstances dans lesquelles se sont déroulés les faits de ce drame. “Personne n’est venu à la barre pour nous dire la vérité et encore moins nous déclarer, avoir assisté à ce crime”. D’ailleurs mon mandant n’a aucune relation avec la victime, d’autant plus, qui il y a une différence d’âge de 30 ans. Au terme des délibérations, le verdict est tombé tel un couperet, dix sept années de réclusion criminelle assortie de 90 millions de centimes au titre de dédommagements à la partie civile. Quant à sa mère, elle a bénéficié d’une année d’emprisonnement ferme.

S.A.A
Mercredi 6 Octobre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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