REFLEXION

TRIBUNAL CRIMINEL D’ORAN : Perpétuité pour un baron de la drogue

La section judiciaire près le tribunal criminel auprès de la Cour de Justice d’Oran, a eu à traiter, l’une des affaires les plus dangereuses, liée au trafic international de drogue avec la comparution de l’un des barons impliqué dans un grand nombre d’affaires de contrebande de drogue. Une opération de contrebande de 11 quintaux et 50 kg de cannabis déjouée, sur le territoire de la région de Naâma.



Activant au sein d’un réseau international spécialisé dans le trafic de drogue, dont son empire s’étend de la frontière algéro- marocaine jusqu’à l'extrême sud du pays vers les pays voisins européens et arabes, où la sélection judiciaire compétente a prononcé la peine requis par le parquet général, en prononçant la prison à perpétuité contre le baron, reconnu coupable de crime de trafic et de contrebande  internationale  de drogue parmi un réseau criminel organisé. Les faits de cette affaire remontent au 13 du mois d'Avril 2013, suite à des informations reçues et bien traitées par les autorités militaires à la zone frontalière à la région de Naâma, indiquant l'existence d'un réseau qui active dans le domaine de la contrebande de trafic de drogue à travers la région frontalière avec le Maroc. Au reçu de l’information, les services militaires ont alors commencé à intensifier H 24, les patrouilles de contrôle et de surveillance au niveau des points noirs suspectés, leur permettant à travers un barrage de surveillance, à l’interception d’un véhicule tout terrain, à la date susmentionnée,  que son conducteur a tenté de violer  une barrière gardée, avant d’être arrêté après une course poursuite. Une fois le véhicule immobilisé et passé à une fouille minutieuse, où il a été découvert,  une importante quantité de drogue, étroitement dissimulée dans des endroits au niveau du siège arrière, spécifiquement conçus pour stocker les toxines, où son poids était de 11 quintaux et 50 Kg de cannabis en provenance du Maroc,  stockés dans des colis portant des signes codés échangés entre barons de drogue à travers la frontière, ainsi que la saisie de téléphones mobiles de différents réseaux de téléphonie mobile, sans compter des armes prohibées que les contrebandiers utilisaient pour se protéger en cas d’agression par des bandits au cours de leur opération de transfert de drogue. Le suspect arrêté a été soumis à une enquête, dont la mission a été remise entre les mains de la brigade de recherche relevant du groupement territorial de la gendarmerie nationale de la wilaya de Naâma, où il s’est avéré à travers les interrogatoires que l’accusé avait subi, que la quantité de drogue a été chargée dans une zone frontalière avec le Maroc, pour être expédiée en Algérie à travers la région de Naâma, en vue d’être livrée à des clients qui avaient conclu des transactions privées. La poursuite des investigations a  également permis aux enquêteurs de savoir que  l'accusé a été chargé de transporter la drogue, par des barons qui étaient en contact avec d'autres barons Marocains en échange de sommes d'argent variant entre 50 à 80 millions de centimes le quintal. L'enquête a également abouti à déterminer que le véhicule tout terrain du baron, chargé de drogue était devancé par un cortège de voitures touristiques que ses conducteurs étaient chargés de sécuriser la route pour échapper à l'emprise des barrières de sécurité qu'ils ont essayé d’éviter, et de circuler à travers  les routes non pavées dans les premières péripéties de  leurs mouvements. Lors de l'audience, l’accusé s’est abstenu à ses premières déclarations devant le juge d'instruction, refusant de reconnaitre toute implication de trafic et de commercialisation de drogue, et que sa mission consistait seulement à transporter la marchandise prohibée, en échange de sommes d’argent qu’il  recevait sous forme de salaires par les barons de trafic de drogue, une thèse sur laquelle s’est basée sa défense dans sa plaidoirie, prétendant que leur client était un moyen utilisé par les barons internationaux, qui eux sont restés dans l’anonymat, en affriolant de jeunes victimes à l’image de leur mandant en vue de les exploiter,  mais cela n’as pas suffit à convaincre la sélection judiciaire pour être plus clémente où elle a prononcé la peine à perpétuité à l’encontre de l’accusé.

G.A
Samedi 6 Juin 2015 - 17:51
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Oran
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