REFLEXION

TRIBUNAL CRIMINEL D’ORAN : 13 ans de réclusion pour la meurtrière de son voisin à Es-Senia

Le tribunal criminel près la Cour de justice d’Oran, a prononcé, avant-hier, la peine de 13 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende d’un million de dinars contre une femme répondant aux initiales de S. A, âgée d’une trentaine d’années et mère de trois enfants, accusée dans une affaire d’homicide volontaire, tandis que le représentant du parquet général a requis la prison à perpétuité.



Les faits de cette affaire remontent à la date du 5 Mars de l'année précédente dans l'une des régions anarchiques situées à Es-Senia, quand les services de sécurité à Oran avaient reçu une information sur un crime  qui a coûté la vie à un jeune homme âgé d’une trentaine d’années, suite auquel, les forces de la police se sont rendus sur les lieux du crime et ont trouvé le corps sans vie de la victime où il a été procédé à l’ouverture d’une enquête approfondie qui a abouti à l'arrestation de l'accusée  impliquée dans ce crime. Cette dernière avait reconnu les faits qui lui ont été reprochés, en déclarant qu'elle était en état de légitime défense après que la victime avait fait irruption dans son domicile et tenté de la tuer et agresser sa fille, âgée de 10 ans qui avait déjà été enlevée par la victime, qui vit à côté d'elle et est connue pour ses problèmes en raison de sa consommation d’alcool et de drogue. L’accusée a ajouté dans ses déclarations, que sa fille avait été enlevée de force par la victime qu’elle avait emmené dans un lieu isolé situé à proximité du chemin de fer à Es Senia, et a tenté de l’agresser sexuellement, avant qu’elle n’arrive à fuir et rejoindre sa mère, qui s’est immédiatement rendue auprès des parents du jeune homme pour les informer de l'incident et a déposé ensuite une plainte auprès des services de sécurité avant de la retirer après que sa mère ait demandé pardon et la renonciation de la plainte, mais que la victime est allée trop loin dans ses actions, l’accusée a déclaré qu'elle était exposée à la provocation et dérangée à plusieurs reprises, d'autant qu’elle est mère de trois filles et que son mari est en voyage en vertu de son travail dans une autre région, et le jour du crime, selon l’accusée , le jeune homme avait fait irruption dans son domicile et entra dans la cuisine, en essayant de l’agresser elle et sa fille, où elle a senti un état de panique et de peur, alors elle s’est emparée d’un couteau et est allée poignarder la victime à la poitrine d’un coup fatal, selon ses déclarations. La victime étant décédée sur les lieux de l’incident, son corps a été ensuite transféré à la morgue de l'hôpital d'Oran, tandis que l’accusée a été présentée devant la justice et écrouée par le procureur de la République. Pendant le procès, l'accusé s’est abstenue sur ses premières déclarations, en ajoutant qu’elle n’avait pas l’intention de tuer la victime, du fait qu’elle était dans un état de légitime défense pour se défendre et défendre ses jeunes filles, une thèse sur laquelle la défense de l’accusée a axé sa plaidoirie, en demandant  la requalification de l’affaire, et de lui accorder les circonstances atténuantes. Quant au représentant du parquet général, à travers son réquisitoire, a souligné que les éléments du crime d’homicide volontaire contre l’accusée sont irréfutables, à travers les preuves qui sont venues dans les investigations de la police judiciaire, où il a requis une peine sévère, avant que le tribunal criminel ne prononce contre l’accusée la peine de prison ferme citée supra.

Touffik
Lundi 25 Janvier 2016 - 17:52
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Oran
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