REFLEXION

TRIBUNAL CORRECTIONNEL D’ORAN : Les faussaires de décisions de pré-affectation de logement devant la justice

Le juge d’instruction près la deuxième chambre près le tribunal correctionnel à la cité Djamel Eddine, a eu à traiter, avant-hier, le dossier de l’affaire de la daïra d’Oran, dans laquelle avaient été impliqués quelques-uns de ses employés dans l’une des plus importantes affaires liées aux logements appartenant à l’office de promotion et de gestion immobilière.



Il s’agit d’un réseau composé de 6 accusés, parmi eux, 4 femmes, l’une d’elles est une employée à la daïra d’Oran, et une autre dans une agence immobilière, où ils ont été poursuivis pour le délit de constitution de réseau de malfaiteurs, faux et usage de faux sur des documents administratifs, escroquerie et abus de fonction, après qu’ils sont arrivés à berner un bon nombre de victimes à qui il leur a été attribuées de fausses décisions de pré-affectation  de logements locatifs en échange de sommes d’argent variant entre 100 à 200 millions de centimes. Les faits de cette affaire remontent aux tout derniers mois, lorsque l’accusé principal dans cette affaire, le dénommé M. K, a eu la désagréable idée de tracer un plan en vue d’escroquer un maximum de citoyens, où il est allé même publier via Internet et le réseau social Facebook, une annonce sur l’existence de logements à caractère locatifs dans la région de ‘’Canastel’’ en échange d’une somme d’argent équivalente à 250 millions de centimes. Suite à cette supercherie, d’innombrables communications ont commencé à retentir à l’adresse de l’accusé principal, par des citoyens désirant s’informer sur la procédure à suivre pour leur permettre d’acquérir un logement, où une première victime est allée même à verser une somme de 106 millions de centimes, en plus d’un lot de bijoux estimé à 16 millions de centimes, accompagnée d’un dossier administratif, que l’accusé avait empoché. Quant à la deuxième victime, elle avait versé à l’accusé une somme de 165 millions de centimes, en plus d’une autre somme de 50 millions de centimes pour lui faciliter la procédure pour l’acquisition d’un local commercial. Pour ce qui concerne la troisième victime, le lien avait été tissé avec l’accusé par le bais du site de ‘’Ouedkniss’’,  réservé à la vente de véhicules, où cette dernière proposait sa voiture à la vente, de type ‘’Picanto’’, c’est une opportunité rare, que l’accusé principal ne voulait pas rater, et s’est mis d’accord avec son propriétaire, pour lui céder le véhicule à 100 millions de centimes, c’est une part du prix du logement estimé à 240 millions de centimes, où la procédure avait été lancée avec la complicité du reste des accusés, où l’accusé principal avait fixé un rendez-vous avec les victimes à la daïra d’Oran, en vue de leur remettre de fausses décisions de pré-affectation de logement locatif, et de faux reçus de location au nom de l’office de promotion et de gestion immobilière, par le biais de son complice, répondant aux initiales de R. F, qui leur avait cédé des enveloppes après leur appel à haute voix devant les citoyens présents. Mais une fois que l’une des victimes s’est adressée à l’OPGI, en vue de s’informer sur le reçu de loyer en sa possession, il lui est apparu que le document était faux, donc immédiatement ces mêmes services ont contacté les services de la police économique et financière qui ont procédé à l’ouverture d’une enquête ayant conduit à l’arrestation des éléments du réseau à l’intérieur du siège de la daïra d’Oran, en flagrant délit de remise de fausses décisions à d’autres victimes. Il a été également procédé à la saisie de la voiture de type ‘’Picanto’’, où il a été trouvé à son bord une somme d’argent de 250 millions de centimes, en plus d’un passeport de l’un des accusés avec un visa pour l’Espagne. Après le dressement d’un procès-verbal d’audition contre les suspects, ils furent présentés par devant le procureur de la République. Au cours du traitement du dossier de cette affaire, le juge a entendu le témoignage de tous les accusés où chacun d’eux a tenté de coller la responsabilité sur le dos de l’autre, où il a ordonné de placer sous mandat de dépôt, l’accusé principal et son complice, tandis que les autres accusés ont bénéficié d’un contrôle judiciaire jusqu’à leur procès la semaine prochaine.

Touffik
Lundi 4 Avril 2016 - 18:11
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Oran
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