REFLEXION

TRAVAIL DE PROXIMITE ET PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT A SIDI ALI: Prendre en charge l’animation et la vie de son quartier

L’association ‘’AFFAQ’’ continue, avec ses petits moyens, son action d’éducation populaire. Il ne fallait pas grand-chose pour sensibiliser les jeunes du quartier à prendre en charge le nettoyage des espaces libres où ils peuvent organiser des jeux ou bien se défouler après l’école .



TRAVAIL DE PROXIMITE ET PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT A SIDI ALI: Prendre en charge l’animation et la vie de son quartier
Se rappelant que dans les années cinquante, le boulodrome était un lieu de rencontre et de communication, il est envahi par les mauvaises herbes et le dépôt d’ordures et déchets de tout genre. M. Nabi, qui assure l’animation pour ‘’AFFAQ’’ dans le quartier, a réuni quelques jeunes pour une table ronde sur le comment peut-on faire vivre son quartier et prendre en charge son amélioration. Chose nouvelle, car très peu de personnes responsables, élues ou pas, s’intéressent à ces jeunes dans ces termes pour avoir leurs sentiments et recevoir leurs avis. Le centre de documentation qu’a créé ‘’AFFAQ’’ a été un élément important dans la dynamique de sensibilisation et de prise de conscience pour la plupart des jeunes qui le fréquentent. Initiative louable et généreuse qu’il faut multiplier dans le village. C’est une manière simple et prometteuse pour que les jeunes se responsabilisent et assument, chacun à son niveau, sa citoyenneté. De cette rencontre renouvelée des petits projets se construisent. Il y a eu déjà la visite de la décharge et la sensibilisation à la nature. Cette fois ci c’est le nettoyage du boulodrome pour pouvoir jouer aux boules, un sport favori d’une partie des jeunes du quartier et surtout qu’ils bénéficient du prêt des boules par ‘’AFFAQ’’. L’espace, totalement abandonné et transformé en dépôt d’ordures, voir urinoir, fut en un après-midi transformé en une aire de jeux acceptable par ces jeunes. On a souvent tendance à les classer « hitistes et oisifs ». Ils se sont eux-mêmes débrouillés pour récupérer les outils, qui sont une pelle, une sape de fortune, à mains nues ou avec un bout de ferraille. Ils ont arraché les herbes et ramassé toutes les ordures. C’est une expérience que les autorités doivent soutenir et un exemple à mettre en exergue pour que d’autres s’en inspirent. Leur seule demande est qu’on leur mette de l’éclairage afin qu’ils puissent l’utiliser le soir pour chasser leur oisiveté et rendre plus vivant le quartier. C’est peu demander, mais répondre favorablement à leur demande, c’est les récompenser pour leur action citoyenne et d’intérêt général. Aujourd’hui, donner de la considération à ce que peuvent entreprendre les jeunes d’une manière autonome c’est les encourager à aller encore plus, pour assumer leur responsabilisation dans les affaires de la « cité ». Les jeunes ont désigné une délégation pour aller porter une lettre, signée par tous, aux autorités de la daïra et de l’APC pour appuyer leur demande.

Driss Nabi
Mercredi 23 Mars 2011 - 23:01
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MOSTAGANEM
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