REFLEXION

TRAIT D'UNION : Pas la peine d’appeler les secours !



Désormais, l'Europe se portera au secours de celles et ceux qui se noieront dans ses eaux mais pas au-delà. Elle ne recherchera pas activement les ‘’harraga’’ dans les eaux internationales pour se porter à leur secours mais se contentera de surveiller ses frontières maritimes notamment celles où les passages d'embarcations de clandestins sont les plus fréquents. Laisser les ‘’harraga’’ mourir en les abandonnant à leur triste sort en Méditerranée, c'est la décision passée presque inaperçue que vient de prendre l'Union Européenne (UE). Bien sûr, cela n'a pas été formulé ainsi et la Commission de Bruxelles s'empressera de démentir avec force indignations pareille affirmation. Bien sûr aussi, il y a quelques nuances à introduire dans le propos liminaire de ce texte mais il n'empêche. Les hommes, les femmes et les enfants qui s'embarquent, ou s'apprêtent à le faire, sur des coques de noix à destination des côtes italiennes ou espagnoles risquent bien plus d'y laisser la vie qu'au cours des mois qui ont précédé. Mécaniquement, le constat fait froid dans le dos: Moins de moyens cela signifie forcément bien plus de morts qu'auparavant. Faudra-t-il une nouvelle catastrophe pour que les Européens reconsidèrent leur décision? Ce n'est absolument pas sûr. Mais, demanderont certains, "que faire d'autre puisqu'on ne peut accueillir toute la misère de l'Afrique et du Proche-Orient réunis"? À l'heure où même le Maghreb connaît une inquiétante flambée xénophobe qui vise les migrants subsahariens, mais aussi les réfugiés libyens ou syriens, il y a urgence à rappeler les principes les plus élémentaires qui fondent l'Humanité. Le fait est que l'être humain doit assistance à son prochain, quelles que soient sa nationalité, sa religion ou ses orientations sexuelles. On le sait, le problème de la pauvreté en Afrique ou celui de l'instabilité politique au Moyen Orient ne peuvent être réglés que dans la durée et à condition qu'il existe une volonté politique globale ce qui, hélas, est loin d'être le cas.

Charef Slamani
Vendredi 21 Novembre 2014 - 17:24
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CHRONIQUE
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