REFLEXION

TRAIT-D’UNION : Le mouton de tous les sacrifices!


Finalement, le prix du mouton à sacrifier,semble d’abord passer par le sacrifice de tant de projets remis à plus tard en face de son prix qui dépasse tout entendement d’une année à l’autre. En cet Aid El Adha 2014, le bélier a encore décidé de faire bêler plus d’un, à sacrifier entièrement tant de salaires mensuels et surtout à surendetter davantage tant d’autres ménages aux bas revenus.



Les prix pratiqués d’un marché à l’autre  à travers le territoire ne sont plus cléments, et varient  déjà  de  25.000 dinars pour l’agnelet à 60.000 dinars  pour ces béliers dont le montant s’apparente à celui d’un veau. Une fois de plus ,tous les discours de certains officiels se voient encore « mis de côté » et seul le diktat  des opportunistes semble  suivre son cours le plus normalement du monde et s’imposer sur ces marchés à bestiaux installés anarchiquement au sein des villes et en bordure des routes au mépris de toutes les mesures prises par les pouvoirs publics .Malheureusement,trop de citoyens, ne disposant pas  de moyens financiers conséquents , restent coincés entre  leur foi, faire plaisir à leurs  familles  et leurs maigres bourses, qui ne cessent d'être sérieusement malmenées et saignées à blanc par trop d’évènements heureux successifs,mais si dépensiers depuis le mois de Juin dernier. Certains s’enfoncent davantage dans les dettes qu’ils ne parviennent plus à rembourser, diffèrent  les échéances d’une année à l’autre, et n’hésitent point à emprunter d’autres sommes pour se payer un agneau et ne point être la risée du voisinage. D’autres, se mettent à 06 pour s’offrir un mouton d’une quinzaine de kilogrammes .Alors  que ceux, qui n’ont point les 03 millions d’un mouton moyen à acheter en cash, recourent à la facilité de payement en échelonnant  le montant en plusieurs tranches ;une pratique que certains « muftis de souk » renient, mais que beaucoup de chefs de ménages adoptent pour la joie de la progéniture ,sans la moindre insouciance. Quant aux maquignons, qui n’ont besoin d’aucune « fetwa », ils ont placé si haute la barre des prix du mouton du sacrifice ; une augmentation qui empêche trop de familles à ne point célébrer dignement l’événement religieux. Ces malheureux seront  contraints d’attendre impatiemment  que les rares âmes charitables daignent frapper à la porte et faire offrande d’un kilogramme de viande, qu’ils feront griller  juste pour se  faire croire en fête et dégager cette odeur du grillé ! 


L.Ammar
Jeudi 2 Octobre 2014 - 13:24
Lu 164 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+