REFLEXION

TRAIT D'UNION : Le livre, cet éternel mal aimé !



À deux  jours à peine de l’ouverture de la dix-neuvième 19ème édition du Salon International du Livre d’Alger (SILA), le 30 octobre prochain, c’est une occasion pour nous d’aborder le malaise qu’entoure cet objet éminemment important de la culture et de l’éducation des hommes et femmes de Lettres, qui a formé des générations entières. Plus qu’un malaise envers le livre dans notre société, il s’agit d’un quasi-abandon de la lecture de tout type d’ouvrage à vocation d’information, d’instruction ou de simple distraction. Car en effet, statistiquement l’Algérien ne lit pas du tout ou très peu, et selon une enquête réalisée par le Centre International de Conseil et d'études économiques en 2013, révèle que dans une société de 35 millions d'habitants, le taux de lecture est très faible avec 6,8%. Bien évidemment les raisons de ce désamour sont multiples et il ne s’agit nullement dans cette chronique de les énumérer toutes, mais la réalité est là. Le taux de lecture est faible, en raison de l'émergence de nombreux médias et nouvelles technologies qui concurrencent le livre, en particulier l'Internet, sans parler de la faiblesse du pouvoir d'achat des citoyens, et l'absence de l'édition et de distribution. « Les livres sont les momies de nos pensées, ils sont le principal, voire l’unique moyen de diffusion et de conservation des connaissances » disait un PDG de l’ENAG (Entreprise Nationale des Arts Graphiques » à son époque. Par définition socio-bibliologique, le travail produit de la richesse alors que le livre produit de l’énergie cybernétique, qui, à son tour, produit du développement économique et social. C’est vrai, grâce à la découverte de l’écriture et par ricochet plus tard la conception de livre les civilisations purent se bâtir et s’ordonner. D’ailleurs les sociétés modernes actuelles garantissent au jour d’aujourd’hui leurs dominations morale et matérielle par le biais du livre comme vecteur d’idées et donc d’idéologie. Au point où l’auteur français Anatole France est allé jusqu’à dire que « Le livre est l'opium de l'Occident.  » En l’absence de mesures efficaces de la part des responsables du secteur, le livre en Algérie cherchera toujours des lecteurs qui le soutiennent.

AS. Mohsen
Lundi 27 Octobre 2014 - 16:46
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CHRONIQUE
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