REFLEXION

TRAIT D'UNION : La ‘’Reconquista’’ du Sud



L’énoncé du titre même annonce la couleur ! Étant issu du latin, le vocable mentionné ‘’Reconquista’’ englobe un concentré d’idéologies tant politicienne que militante. Il s’agit en fait d’un terme historique usité par les historiens d’outre-mer (l’Espagne et la France plus particulièrement), et trouve son équivalent dans le mot reconquête. C’est en fait conquérir de nouveau quelque chose, le reprendre après l'avoir perdu. Et cette définition pourrait très bien s’appliquer à l’action gouvernementale de la tournée du désert (Ouargla, Hassi Messaoud, In Salah, etc.) Du jour au lendemain, les citoyens du Nord se réveillent sur une vague de souvenirs d’une contrée oubliée, leur Sud et tout une littérature ‘’désertique’’ est déballée au grand jour sur l’ensemble des médias lourds étatiques, chaînes de télévision et radios en première ligne. La population nationale dans sa majorité, redécouvre avec étonnement et incrédulité l’existence de vastes étendues de sables dorés tintés de brun. Lors de sa dernière visite dans le Sud, le Premier Ministre Abdelmalek Sellal gratifia son auditoire d’un « Mabrouk alikom, vous voyez bien que les promesses sont tenues.» à l’université Kasdi Merbah de Ouargla ! L’heure est donc apparemment à l’apaisement. Le Sahara est désormais presque synonyme de ‘’gaz de schiste’’, puisque l’Algérie a décidé d’investir massivement dans cette ressource, en oubliant les énergies renouvelables. Les populations locales qui voient les forages exploratoires se multiplier dans la région s’opposent à cette production qu’elles jugent polluante. Ainsi, le Sud algérien ressemblerait à ce Western américain où pas mal de scénarios hollywoodiens se trameraient en soubassements, comme dans un grand laboratoire  à ciel ouvert où toutes les expériences en tout genre y sont menées.  La ‘’Reconquista du Sud’’ est d’abord et avant tout une question de rétablissement de la confiance entre les politiques et les citoyens soumis aux seules Lois de la République contenues dans la Constitution, et ensuite une conquête des cœurs raffermis par cette confiance crédibilisée et retrouvée au sein de la classe politique. Enfin,  en ces temps agités de débats ouverts sur une éventuelle transition énergétique dans le pays, il faudrait employer beaucoup de tact et de diplomatie interne vis-à-vis des administrés qui sont également les électeurs, pierre angulaire de la démocratie participative.   

 

AZZI S. Mohsen
Mercredi 15 Avril 2015 - 18:22
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CHRONIQUE
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