REFLEXION

TRAIT D'UNION : La France algérienne !



Au lendemain des émouvantes commémorations des Massacres du 8 Mai 1945, dans l’Est algérien, génocide perpétré par l’armée coloniale, un goût d’inachevé reste au travers de la gorge du peuple, qui paya un très lourd tribut pour enfin voir le drapeau blanc et vert, frappé du croissant et l’étoile rouge du sang des martyrs, flotter au siège de l’ONU à New York. Ce sentiment d’aigre-doux resté dans les mémoires, trouve sa justification  dans la « non-reconnaissance » des crimes coloniaux de la France depuis 1830 jusqu’au crépuscule de l’ère coloniale, malgré les timides premiers pas du secrétaire d'État français chargé des Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, qui s’est rendu à Sétif le dimanche 19 avril, pour commémorer la mémoire des victimes algériennes tombées sous les balles françaises le 8 mai 1945. Mais serait-ce  un premier historique qui signe le début d'un engagement concret en faveur d'une reconnaissance de la France de l’ensemble des crimes coloniaux dans le pays de l’Êmir Abdelkader ? Le temps nous le dira, et d’ici-là, les historiens algériens ne désespèrent pas d’entendre une véritable déclaration de repentance peut-être à l’occasion du 5 Juillet prochain et la célébration de l’Indépendance de l’Algérie. Après cette page de l’Histoire commune entre les deux nations souveraines (L’Algérie et la France ), la vague migratoire vers la terre des Gaules n’a pas cessé pour autant, et plusieurs générations « issues de l’immigration » sont désormais installées dans différentes villes françaises, au point où certains analystes appellent actuellement ironiquement ‘’La France algérienne’’ ce qui a tendance à irriter naturellement le FN (Front National) et dont la force politique est tirée des braises de la lutte contre ‘’l’immigration incontrôlée’’ et la recherche d’une identité française purifiée ! Ainsi, la boucle sera bouclée avec ce revirement de situation dans l’évolution historique de la population française, où l’on parle désormais ouvertement  de l’émergence de la classe dite « non de souche », cela des années après, une colonisation française en terre africaine qui prétendit s’y installer durablement en aliénant la  génétique de tout un peuple.

AZZI S. Mohsen
Vendredi 8 Mai 2015 - 19:03
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CHRONIQUE
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