REFLEXION

TRAIT D'UNION : L’amnésie populaire diagnostiquée



Peut-on, aujourd'hui, faire le diagnostic de l’amnésie populaire avant le stade du recommencement à zéro ? La plupart des politiciens répondent par l'affirmative, à condition de s'entourer de toutes les précautions utiles et en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un diagnostic prévisionnel. Sans remettre en cause cette avancée vers un diagnostic plus précoce, d'autres politiciens réaffirment que le diagnostic de l’amnésie populaire doit avant tout s'appuyer sur les ‘’symptômes’’ avérés, au risque de confondre oubli et pardon. La mémoire de certains est courte étant donné qu’elle est la plus précocement affectée par l’amnésie populaire. Il est donc légitime que le travail de mémoire porte sur ses altérations. Mais, puisque la mémoire est également altérée par certaines convictions liées à l’idéal ou à la raison d’être,il est nécessaire, donc, de mettre en œuvre des politiques comparées entres les différentes situations et d'examiner d'autres cas qui attirent  l'attention. L’amnésie populaire est la plus fréquente chez les peuples arabes. Cependant, l’amnésie populaire n'atteint pas de façon égale toutes les composantes de la mémoire, certaines étant touchées précocement alors que d'autres demeurent longtemps préservées dont celles ayant relation avec la religion : on oublie les manifestations du 11 décembre 1960 et les crimes du GIA, mais on n’oublie pas ‘’Ghazwat Badr’’. On oublie KrimBelkacem , mais on n’oublie pas ‘’AbiBakr’’. Le travail de mémoire vise à rechercher des troubles de la mémoire évocateurs de l’amnésie populaire ou d'une autre ‘’maladie’’ tendant à faire oublier les sacrifices d’un peuple. La mémoire est une fonction complexe dont il est nécessaire de connaître les différentes composantes, ainsi que leur fonctionnement, si l'on veut en comprendre le passé et prévoir l’avenir. La mémoire perceptive est longtemps préservée. Elle implique la mémorisation d'événements perceptifs et facilite la reconnaissance ultérieure de ces souvenirs, même sous une forme modifiée ou dégradée.

Charef Slamani
Lundi 15 Décembre 2014 - 17:54
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CHRONIQUE
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