REFLEXION

TRAIN ORAN-EL MOHGOUN : Beaucoup reste à faire pour les voyageurs



Les personnes, qui attendaient avec impatience la mise en service du train desservant la ligne Oran-El Mohgoun, car fatiguées par la mauvaise qualité de prestation de service des transporteurs (bus), sont confrontées aux problèmes suivants au niveau des points d’arrêt du train, à savoir absence de quais, d’abris et même d’accès. A titre d’exemple nous ne citerons que deux cas. Le premier se trouve dans la localité de Gdyel où le quai existe, mais sans aucun abri, les usagers attendent l’arrivée du train tout en étant exposés aux intempéries ou sont sous un soleil de plomb. S’ajoute à cela l’absence d’accès sécurisé. Ainsi, pour se rendre au quai, les usagers doivent traverser l’autoroute (RN 11). Ce qui n’est pas sans danger près de la trémie où se trouve le quai et les bus se rendant à Mostaganem marquant un arrêt pour faire monter les passagers. Plusieurs accidents mortels ont déjà eu lieu, nous a indiqué un habitant. «Maintenant que le train s’arrête là où il n’existe aucune passerelle pour y accéder, les accidents vont doubler», craint notre interlocuteur. A Hassi Bounif, le train fait une halte dans un endroit où il n’existe pas de quai. Il faut donc être sportif et jeune pour monter ou descendre du train. Ce faisant, les usagers peuvent facilement se retrouver au fond du fossé situé à proximité de la voie ferrée, ou avec un pantalon déchiré. «Les marches du train sont hautes par rapport au sol; en descendant, le bas de mon pantalon a craqué et j’ai failli me retrouver dans le fossé», nous a avoué un passager âgé d’une soixantaine d’années. Un fellah habitant près de ce point d’arrêt nous a confié avoir vu un passager tomber du haut des marches du train, lors de la descente. «C’est vrai que la mise en service du train rend service à de nombreux habitants de la région, ainsi qu’aux personnes qui travaillent dans l’axe Oran-El Mohgoun, mais il faut penser à ce qui manque pour faciliter la tâche aux usagers de ce moyen de locomotion», souhaitent des personnes que nous avons rencontrées. Contacté à ce sujet, le directeur régional de la SNTF, M. Gouasmia Zoheir a déclaré, s’agissant des infrastructures, que ces dernières sont du ressort de l’ANESRIF mais précisera que «des projets existent en ce sens pour améliorer la situation».

A.Yzidi
Mercredi 3 Août 2011 - 12:10
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Oran
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