REFLEXION

TRAFIC DE DROGUE, VOLS, VIOLS ET PROSTITUTION A ARZEW : Les bidonvilles Guessibet et Cap Carbon devenus fief des malfaiteurs

Situé dans la commune d’Arzew, les deux grands bidonvilles, dont les habitants avaient fait l'objet d'un recasement il y a quelque temps, se sont transformés en un fief de tous les maux, générant les désagréments les plus insupportables de cette partie de la ville.



TRAFIC DE DROGUE, VOLS, VIOLS ET PROSTITUTION A ARZEW : Les bidonvilles Guessibet et Cap Carbon devenus fief des malfaiteurs
A l'origine de cette situation, la négligence et le laisser-aller des services concernés, en l'occurrence l'APC d'Arzew qui n'a pas procédé à la démolition de ces bidonvilles, encore moins à leur délimitation du terrain, comme cela devait être, après chaque opération de recasement. Aménagé à l'aide de moyens de fortune, à savoir des couvertures et draps, l'endroit depuis est occupé par une horde d'individus qui s'adonnent à la vente de la drogue, de boissons alcoolisées et prostitution au vu et au su de tous. Appelé «Zone de la mort», le bidonville de l’ex centre de vacances de la wilaya d’Oran au Cap Carbon, est devenu un centre de transaction de toute sorte, sous la surveillance de jeunes parfois armés. Depuis le cran d'arrêt jusqu'au sabre, en passant par les armes à feu et les fusils harpon. Les habitants de la commune d’Arzew, de ceux des villages El Mohguen, Hassi Mefsoukh mais surtout ceux des lotissements proches du lieu sont terrifiés. Ces habitants, disent avoir peur pour leurs vies, leurs femmes, leurs filles et leurs biens «On n'a plus le droit d'ouvrir les fenêtres », nous dira un résident dont les balcons donnent sur les lieux. « Pour sortir, je dois accompagner ma famille, en voiture, de peur quelle ne soit agressée. Ces bandits nous empoisonnent la vie et ces malfaiteurs ne reculent devant rien. Ils volent, violent et gare à celui qui ose intervenir ». Autre danger qui pèse sur les habitants de ces lotissements, l'utilisation des petits garçons dont la tranche d'âge varie entre 8 et 14 ans pour l'écoulement des stupéfiants, hachich et psychotropes. Ces derniers arrivent chaque soir sur des motocyclettes et distribuent leur poison par le biais de ces petits garçons, sous le regard des dealers. « Comme vous voyez, c'est le mois sacré du ramadhan et ces énergumènes n'ont de considération ni pour Dieu, ni pour le voisinage, ils sont là, à fumer en plein jour et devant tout le monde, pendant que les femmes s'adonnent à la prostitution et cela devant tout le monde », nous diront nos interlocuteurs. Les habitants des lotissements et villas limitrophes de cette zone touristique du Cap Carbon dite de la «mort» ne savent plus à quel saint se vouer, en dépit de moult plaintes déposées auprès de l’unique brigade de gendarmerie de la commune d’Arzew qui ne peut assurer à elle seule la couverture sécuritaire de ces grandes agglomérations et qui sont dépourvues de suretés urbaines afin d’assurer la sécurité des citoyens et résidents de ces zones. Il y a lieu de savoir que les habitants de cette daïra sont confrontés quotidiennement aux agressions, malgré les plaintes déposées par les citoyens auprès des services sécuritaires ! Les habitants excédés interpellent les responsables de la wilaya d’Oran, en l'occurrence le wali, Abdemalek Boudiaf, quant à l’urgence de la situation afin de prendre une décision urgente, quant à la démolition de ces bidonvilles et l'intervention sans plus tarder, des services de sécurité tout corps confondus. «Nous demandons l'intervention de la Gendarmerie nationale; car elle seule est capable d'intervenir dans ce genre de situation.» «Ce n'est pas par dénigrement des services de police, mais...», ont clamé les habitants sans omettre de noter, qu'à défaut d'une réelle considération de la situation, ils menacent de saisir, par le biais de lettres ouvertes, le président de la République , et le ministère de l’intérieur pour dénoncer la situation sécuritaire qui prévaut dans la daïra d'Arzew , du fait des vols et des attaques à main armée si l’on prend en compte les deux derniers vols à main armée dont l’un a été perpétré contre une dame à la sortie de la banque d’Arzew , qui avait été agressée par cette bande de malfaiteurs et délestée d’une somme de 20 millions de centimes . Une autre attaque, du même genre s’est aussi produite dans la localité de Messaissa , dans la commune de Bethioua où trois ouvriers ont été poursuivis par cette bande de malfaiteurs à leur sortie de la banque d’Arzew et ce jusqu’à leur domicile et délestés de leurs salaires respectifs et qui s’élèvent à 24 millions de centimes.

Medjadji H
Dimanche 28 Août 2011 - 10:42
Lu 1029 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+