REFLEXION

TRADITIONS ET LEGENDES: Zemmora-Relizane: La Fête « La Zerda » du Village a bien eu lieu

Les tentes furent érigées avant que ne viennent psalmodier le saint Coran, Hadj Miloud Chemrek et sa compagnie, comme le veut la règle. Enfin, ces enfants des guerriers de l’Emir Abdelkader, durent arracher à leurs coins les plus récalcitrants qui ont perdu tout espoir de renaissance du village, devenu malgré lui une ville « brouillon »



TRADITIONS ET LEGENDES: Zemmora-Relizane: La Fête  «  La Zerda » du Village a bien eu lieu
Zemmora, vingt kilomètres au sud-est de Relizane. La volonté d’être là où il faut et quand il le faut pour ce Petit Paris de jadis existe bel et bien, mais l’on est comme partout ailleurs débordé par le « présent ». Difficile de relever la tête quand est débordé par l’exode rural et l’arrivisme engendreurs de mal vie, de chômage, d’atteinte à la morale collective et de repli des « ouled bled ». Avant-hier, samedi 26 mars 2011. Une idée a mûri et les authentiques Zemmoréens, jadis démissionnaires, l’ont concrétisée. « La Fête du Village » a bien eu lieu dans la ville. Cette bourgade qui était l’un des plus beaux villages d’Algérie est désormais une grande ville. Un chef-lieu de daïra. Un grand pas administratif vers l’avant et deux grands pas vers l’arrière dans la vie sociale. Mais malgré tout, les bonnes âmes n’ont pas perdu espoir. Belghoul Kouider, Belazreg Yahia, Baâlache Ahmed, Benahmed Belkacem, Bousserouel Benatia et d’autres encore n’ont fait que murmurer un petit oui ou hocher de la tête à M. Belamria Mustapha pour que celui-ci fasse renaître le Phénix de ses cendres.
Zemmora renait. Nul besoin de ceux qui se soucient peu de la Maison de la Culture devenue un dépotoir et de la salle omnisports réduite au service d’urinoir. Tout s’est passé entre Ouled Bled. Dès la matinée d’avant-hier, les enfants de ceux-là qui subirent les affres du colonialisme, s’unirent pour faire du champ de tir des troupes d’occupation, un lieu où il fera bon d’y être entre vieux copains à renouer avec un passé commun douloureux certes, mais couronné par la joie de goûter à une liberté arrachée avec mille et un sacrifices. Une liberté bien méritée. Et l’on se remémore. « Nous étions heureux avec nos deux balayeurs que nous enviions, notre berger du village, le seul garde-champêtre Hadj Benaissa Bousserouel avec sa trique qui n’a jamais servi, notre cordonnier Guezza Abdelkader, notre meunier et d’autres personnages devenus monuments du village, nous dit M. Belamria Mustapha. » Comme Hadj Harrat Aggab ne rate jamais l’occasion pour montrer son savoir-faire, c’est sur son initiative bien sûr que les tentes furent érigées avant que ne viennent psalmodier le saint Coran, Hadj Miloud Chemrek et sa compagnie, comme le veut la règle. Enfin, ces enfants des guerriers de l’Emir Abdelkader, durent arracher à leurs coins les plus récalcitrants qui ont perdu tout espoir de renaissance du village, devenu malgré lui une ville « brouillon ». A suivre

Benatia
Mardi 29 Mars 2011 - 10:44
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CULTURE
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