REFLEXION

TOUT VA BIEN : Le facteur, ce héros du 1er ‘’Mais’’ …



A bien décortiquer la journée d’hier depuis le haut de l’esplanade de l’hôtel de ville, il en ressort que peu importe le sujet, il y a toujours un mais, surtout pour une journée symbolisant la fête du travail dont le nom du mois ressemble, étrangement, comme par hasard, à l’autre homonyme, la conjonction « mais », qui vient indiquer une différence, une opposition, une objection. Car de la dite fête, il y a bien eu par exemple la levée des couleurs de la patrie en présence des officiels ; or, en l’absence de ses enfants. Ou, l’autre idoine exemple exprimant le malaise ; celui de la présence du patron local de la fameuse UGTA, mais des travailleurs en ces temps des dispositifs d’emploi tous azimuts dans le cadre de l’insociable ‘’chebeka’’ sociale, il n’y avait pas un chat. D’où, peut-être, le petit speech de l’imam, convoqué pour la circonstance à défaut de conférencier et de discours, et qui n’a fait que des prières pour l’âme des moujahidines et des martyrs. Quant aux survivants parmi le prolétariat, il ne soufflera aucune louange, aucune prière, aucune oraison. Les prolétaires sont morts et depuis bien longtemps, faut-il comprendre. D’ailleurs, comment pouvaient-ils survivre à l’ombre d’un pouvoir d’achat qui les affamait comme a dit Ouyahia derrière un yaourt !
Il n’y a que l’autre, le héros du 1er ‘’mais’’, qui n’a pas encore complètement rendu l’âme au système. Agonisant, il ne cesse de courir en titubant, seul, en ville, dans le désert, sous le soleil, dans le froid, pour acheminer une convocation au tribunal, une autre à la Casnos, une mise en demeure, entre autres mauvaises nouvelles. Eh oui, il y a bien longtemps qu’il n’en apporte plus de bonnes, de plus, il les distribue avec beaucoup de retard. De quoi causer la perte de plus d’un, ou du moins, causer du mal pour beaucoup parmi nous autres mortels. Et signe des temps, lorsqu’il est question de rendre hommage en cette fête obsolète à quelqu’un, il n’en est choisi que ce facteur, lui-même en voie de disparition, tout comme les boîtes aux lettres.     
Enfin, chose est sure : l’année prochaine, la fête du travail sera toujours un premier Mai ! Mais sans facteur. Et d’ici là, encore, tout va bien.  
 

Par Ilies BENABDESLAM
Lundi 1 Mai 2017 - 21:14
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MOSTAGANEM
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