REFLEXION

TOUT VA BIEN : LE OUI MAIS …



Même quand on n’est pas nomades, nous autres Algériens, nous cultivons une sacrée propension à l’émigration qui est décidément à jamais inscrite dans notre emploi du temps. On est un peu partout. En Orient, en Syrie, sur le chemin de La Mecque, comme la Libye, en Egypte, au Liban avec même des petites communautés constituées, en Allemagne, en Suisse, en Europe de l’Est, l’ex-Yougoslavie, l’URSS et maintenant, en Russie pour la mode. On émigre partout. Même vers la lisière du monde. En Europe du Nord, dans les contrées des jolies scandinaves -avec photo à l’appui en compagnie d’une beauté pour facebook et le compte de m’as-tu-vu ? -, au pays des baleines sur les côtes du Québec parce qu’on speak French, au nouveau monde depuis le sujet-verbe-complément appris en Anglais, svp, à travers ‘’welcome to Bouzidia’’. Mais parce que l’oriental est un sentimental, comme dît l’autre chantre nostalgique de l’autre rive, c’est au premier amour qu’il accorde beaucoup de sentiments, en dépit de toute la discorde et, la séparation consommée depuis Evian. 132 ans de joug colonial ou pas, c’est en France, dont un temps nous fûmes des colonel Bendaoud, des citoyens, des indigènes, des rien, des moins que rien, que nous sommes les plus nombreux. Je te haie mais je t’aime. Selon la fameuse déclaration d’il y a deux ans de l’ambassadeur français en poste à Alger en personne, il y aurait 7 millions d’Algériens en France. De quoi acheter du tabac à chiquer chez le buraliste de Lyon ou au coin de la rue auprès du vendeur à la sauvette à Marseille, sans s’exprimer pour autant en langue de Molière. On est chez-nous là-bas ! La maxime a apparemment bien raison : la haine a été souvent la préface de l'amour. A l’image de tant d’acteurs de la révolution de Cinquante-Quatre, ou du oui-mais, ayant guerroyé contre cette même France pour la suivre ensuite. Ou du moins, comme les autres, garder sa nationalité et rester aux affaires, pour un jour de ne sait-on jamais. De quoi, peut-être, pouvoir coloniser l’Hexagone autant que leurs colons chez-nous au temps des pieds noirs, depuis que le Président Macron eut la bénédiction d’Alger.    
 

Ilies BENABDESLAM
Lundi 8 Mai 2017 - 22:00
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MOSTAGANEM
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