REFLEXION

TOUT VA BIEN : L’occasionnel pour justifier l’occasion…



Plus que quelques jours nous séparent du Ramadan et le monde musulman se prépare à accueillir ce mois sacré de jeûne (pilier de l'Islam) qui est une excellente école nous apprenant la patience, la compassion, la générosité, l'altruisme, l'amour du prochain, le bon comportement, la réconciliation... Ce qui suscite chez tous les musulmans convaincus, la fraternité, la solidarité et l'amour loin de tout égoïsme et de tout matérialisme. Pour certains bienfaiteurs, bienfaitrices et/ ou associations qui se réveilleraient après une longue hibernation qui aurait duré presque 11 mois, la clémence, la bienfaisance, la charité… pourraient probablement se résumer aux repas chauds, ou aux dîners servis durant quelques jours seulement, pour la rupture du jeune pendant le mois de Ramadan. Les démunis pour leur part, même pris en charge par quelques bienfaiteurs et associations caritatives fidèles à leur principe et dévouement tout au long de l’année, ce ‘’décongèle’’ d’une durée purement occasionnelle serait insuffisant à leurs besoins et revendications multiples quotidiennes, en nourriture, en médicaments et autres avantages sociaux permettant leur survie permanente avec ces temps qui courent, cherté de la vie oblige… Ils se débattent le plus souvent des cas, seuls dans leurs problèmes non résolus, et ce dans un pessimisme le plus total, en attente d’un avenir des plus incertains, ne vivant que d’espoir en perspective d’une main tendue. Quant aux anciens les plus aguerris, de telles actions caritatives occasionnelles, ne peuvent créer la sérénité voulue et escomptée dans le bonheur et la joie de vivre pour ces marginalisés de la société. Comme l’évoquent ces derniers (les anciens), auparavant, ‘’dans l’ancien temps, la pratique de cette joie de vivre découlait toujours de la grandeur des lois de la bienfaisance issues de la vraie foi humaine’’. En d’autre terme, une aide occasionnelle apportée que temporairement ne peut être le produit d’un fruit d’un amour fraternel, amical issu d’une solidarité durable entre ces deux catégories sociales que tout oppose. Aujourd’hui, malheureusement, comme il aurait été constaté, la plupart de certains courants et contacts de pensée entre les hommes ont un rapport purement matérialiste n’ayant plus rien d’amical ni fraternel. Afin de justifier une telle absence de longue durée de la scène charitable, ces bienfaiteurs occasionnels plaideront probablement le caractère ponctuel de leur besoin (disponibilité de leur temps perturbé), enfin un occasionnel pour justifier l’occasion…

B. Adda
Samedi 13 Mai 2017 - 10:33
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MOSTAGANEM
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