REFLEXION

TOURISME : Les algériens fêteront le réveillon à Taghit



Depuis quelques années, le Sud est devenue une destination prisée des Algérien(ne)s pour le Réveillon. Le paisible village de Taghit, niché au cœur des dunes du Grand erg occidental, à 1.100 km au sud ouest d'Alger, sera ainsi envahi par des milliers de touristes. Les demandes d’autorisation d’exposants au marché s’amoncellent sur le bureau de Mustapha Abdelhak, l’adjoint au maire de Taghit. "Près de 200 dossiers ont déjà été traités et les demandes continuent d’affluer sauf que nous n’avons plus de place pour répondre favorablement", déclare l’élu rencontré à la Mairie située sur la place du marché. En plus du marché d’artisanat, la mairie a prévu une foire pour enfants, une exposition à la Maison de la Culture et un festival de la culture amazighe comme festivités de fin d’année. À quelques mètres de la mairie, les premiers exposants commencent à installer leurs échoppes. Hafsa place ses tenues traditionnelles de la région de Touggourt sur des cintres. "Tout est fait à la main par une cinquantaine de femmes de la région", explique en souriant cette professeure d’anglais qui participe au marché de Taghit depuis 2007. Elle déplore que cette année le prix de l’emplacement qui est passé de 2.000 à 6.000 dinars "sans gardien, ni sanitaires". L’afflux massif de visiteurs est une aubaine pour les hôteliers et commerçants de la daïra de Taghit qui compte près de 7.800 habitants. Les sept maisons d’hôtes ainsi que l’auberge de jeunesse et le complexe de jeunes affichent complet depuis longtemps. "Même si tous les lits sont pris, nous laissons les portes de l’auberge ouvertes pour indiquer que nous ne sommes pas fermés mais seulement complet", souligne Abdelaziz, employé de l’auberge qui offre une cinquantaine de places au prix de 200 dinars la nuit. Le débarquement soudain de milliers de personnes n’est pas sans conséquence sur la ville et la nature, en particulier. "Le 1er janvier au matin, on croirait qu’une bombe atomique s’est abattue sur la ville", témoigne Khaled, cogérant de la maison d’hôtes Loubana dans le vieux ksar de Taghit. Bouteilles éventrées, gobelets, sachets, les rues sont jonchées de détritus.                  

Riad
Vendredi 26 Décembre 2014 - 16:50
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ACTUALITÉ
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