REFLEXION

TLEMCEN : Les systèmes d’évacuation des eaux montrent leurs limites

Les précipitations qui se sont déversées sur le territoire de la wilaya de Tlemcen la semaine dernière ont, encore une fois, montrer les limites des systèmes d’évacuation qui se sont montrés incapables de contenir puis d’évacuer les grandes quantités d’eau qui les ont envahis.



TLEMCEN  : Les systèmes d’évacuation des eaux montrent leurs limites
En effet, dans de nombreuses localités, les maisons situées en contrebas ont été submergées par les eaux en furie au grand désappointement des citoyens qui ont dû subir les affres des inondations. Les avaloirs et les caniveaux étaient pour la plupart obstrués car, souvent, les APC oublient de procéder à leur curage avant la saison des pluies. Cette année, les élus communaux n’y ont même pas pensé car ils sont occupés à préparer les élections. Depuis quelques temps déjà, ils ont mis en veilleuse « les affaires de la commune » et s’ingénient à trouver la formule « magique » qui leur permettrait de convaincre une autre fois les électeurs afin qu’ils les choisissent car, argumentent certains d’entre eux, ils reviendront plus forts grâce à l’expérience acquise durant le mandat qui s’achève. Mais les pluies qui se sont déversées ont mis à nu les défaillances des systèmes d’évacuation et montré l’incompétence de ceux qui présidaient aux destinées des communes dans la mesure où durant leur mandat, ils n’ont rien fait pour améliorer le cadre de vie des citoyens, notamment sur ce point précis relatif aux ouvrages destinés à dévier les eaux pluviales pour protéger les agglomérations contre les inondations. Certains P/APC, interviewés par les hommes de la presse au début de leur mandat avaient promis de faire de la lutte contre les inondations leur cheval de bataille. Leur mandat s’est achevé sans qu’ils ne fassent la moindre action concrète destinée à réduire la vulnérabilité de  leurs communes. Les dernières pluies ont également montré que même le chef-lieu de la wilaya n’est pas à l’abri d’une catastrophe si les pluies venaient à se déverser en trombes sur une durée plus ou moins longue. Les citoyens de la capitale des Zianides, notamment dans sa partie ancienne, sont restés médusés à la vue de ces artères transformées en rivières et ces caves inondées qui n’ont dû leur salut qu’à la prompte intervention des services de la protection civile lesquels ont engagé de gros moyens pour éviter des dégâts qui auraient été importants d’autant plus que de nombreuses bâtisses sont anciennes et, par conséquent fragiles. Ce fut le cas de la rue de l’Indépendance, ex rue de France, principale artère de la ville. Il devient impératif pour les autorités compétentes de réaliser des ouvrages de protection pour détourner une partie des eaux pluviales qui ont l’habitude de dévaler la pente à grande vitesse pour inonder les rues et maisons situées en contrebas. Une cartographie a déjà été élaborée par les services compétents pour identifier les zones inondables, mais la réalisation d’ouvrages destinés à protéger ces zones n’ont pas toujours suivis. Beaucoup reste donc à faire dans ce sens afin de protéger les villes et villages contre les risques d’inondations.

Razen
Mardi 20 Novembre 2012 - 00:00
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