REFLEXION

TISSEMSILT : Les pharmacies publiques agonisent !

Il y a moins de dix ans, Tissemsilt disposait de 13 officines publiques de pharmacies éparpillées au niveau des huit daïras, leur existence avait permis durant de très longues années, la prise en charge en médicament dans des moments très difficiles, mais de nos jours, il n’en reste que huit qui malheureusement se trouvent dans une situation catastrophique, selon certains responsables dont la plupart d’entre elles (pharmacies) activent depuis plus d’une vingtaine d’années. Ces agences agonisent et paraissent sous perfusion qui prédit à la disparition du reste qui tente par tous les moyens de survivre devant les pharmacies du privé et certainement pas de les concurrencer.



En effet,  les responsables de l’ENDIMED avaient décidé durant les dernières années de fermer les officines de Layoune, Lardjem, Tamelaht, une à Tissemsilt et une autre à Teniet El Had sans prendre en compte les services qu’elles rendaient au public encore plus, les huit restantes dont celles de Lazharia, Bordj Bounaama, Ammari, Khemisti, Teniet El Had et deux à Tissemsilt n’ont pas été restructurées et réorganisées. En entamant notre petite enquête, nos interlocuteurs nous ont dressé un constat des plus amers, le problème de la livraison des médicaments est toujours d’actualité, l’indisponibilité des médicaments aux niveaux de ces officines publiques oblige les malades à s’orienter vers le privé au point où la recette dans certaines officines ne dépassait pas les deux milles dinars journalier, en plus aucun assainissement des médicaments n’a été opéré depuis l’année 2002. Des milliers de tonnes de médicaments périmés stockés anarchiquement durant des années chez ces pharmaciens un peu partout et c'est un véritable problème qui perdure et nécessite la collaboration de tous les concernés, à savoir le syndicat des officines, le Ministère de la Santé, le Ministère de l'Environnement et la direction de l’ENDIMED, le maillon fort de la chaîne, mais dont le rôle s'avère déterminant et si la réglementation exige que chaque officine devra avoir dans son personnel, un caissier, un vendeur et un responsable de l’officine pour mener à bien les tâches. La réalité est toute différente, nous avons pu remarquer qu’un seul agent cumule ces trois fonctions en plus du ménage ce qui ne lui offre pas le temps de connaître avec exactitude les médicaments déjà périmés ou ceux dont le stock est terminé. Et tenez-vous bien, le médicament périmé qui n’a pas fait l’objet d’une déclaration est imputé sur le dos du gérant de l’officine, des prélèvements sur salaire leur ont été imposés par la Direction régionale de l’ENDIMED de Mostaganem et nous avons rencontré certains qui remboursent chaque mois des médicaments périmés se trouvant toujours dans les officines et là un autre problème se pose, le responsable du Syndicat de ces officines nous a déclaré qu’en plus de l’indisponibilité du médicament et du manque du personnel, les pharmacies publiques souffrent, depuis longtemps du problème du stockage des médicaments périmés et ne trouvent pas de solution pour leur incinération, car depuis 2003 et la loi 19-01 sur la protection de l'environnement une nouvelle procédure pour l'incinération de ces médicaments est appliquée en exigeant qu'ils soient incinérés dans un incinérateur agréé mais Tissemsilt ne dispose pas d'incinérateur industriel, et l’EPH ne dispose que d'un seul brûleur !! Et de ce fait, aucune opération ne s’est faite dans ce sens par les responsables de l’ENDIMED. Ainsi dire, il faut préciser que le problème des médicaments périmés se pose avec acuité au niveau de ces officines, devant la mévente et la non disponibilité des médicaments commandés par les gérants, les stocks depuis 2002 grandissent sans fin, un état qui a suscité l'inquiétude des pharmaciens d'officine qui ne cessent d'ailleurs d'alerter leurs responsables  cependant précisent nos interlocuteurs.La seule chose qu’avait fait les responsables c’est de dépêcher une commission pour notifier l'inventaire des produits périmés au niveau des pharmacies, leur quantité, la qualité et le numéro du lot qui doivent être placés dans des aires de stockage qui ne sont d’ailleurs que les arrières boutiques des officines pour enfin de compte les comptabiliser sur le dos du responsable de l’agence. Pour ces pharmaciens, il y a une véritable urgence à prendre en charge le problème de ces agences et des stocks interminables de médicaments périmés, car par rapport aux années précédentes et avec l'augmentation de la consommation des médicaments générée par une prise en charge totale des assurés et le développement des maladies dont celles chroniques, le volume des médicaments périmés a considérablement augmenté ce qui place celles qui restent encore en activité de ces officines publiques dans la voie de la disparition et par conséquent l’orientation des responsables des officines au chômage.

 

A.Ould El Hadri
Lundi 8 Juin 2015 - 18:16
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