REFLEXION

TISSEMSILT : Les nuits du Ramadhan n’ont rien changé au décor

Une dizaine de jours est passée et rien ne semble aller vers le changement, les nuits passent et repassent et les habitants de la ville de Tissemsilt semblent eux aussi couler leurs jours tout comme leurs nuits dans une indifférence totale de la part des responsables.



TISSEMSILT : Les nuits du Ramadhan n’ont  rien changé au décor
En ce mois sacré, les nuits de Tissemsilt ne se distinguent pas des autres nuits, à l’exception des grands boulevards qui à partir de 21 heures ne désemplissent pas, les squatters de trottoirs et les vendeurs ambulants ont depuis longtemps fait partie du décor de la rue du premier novembre concurrencée ces dernières années par des scènes semblables à la cité El Wiam. Un peu plus loin, à la place Logab, communément appelée place rouge, des centaines de jeunes occupent les bancs et d’autres coins, ils sont parfois debout discutant de tout et de rien dans une ambiance généralement propre aux regroupements des nostalgiques, les autres, ceux triés comme Ouled Leblad choisissent des regroupements plus intimes autour des parties de domino. Les nombreux cafés de la ville affichent souvent complet et c’est avec grande peine que les badauds réussissent à se procurer  une table et des chaises « on n’a pas où aller après le f’tour », il n’y a aucun moyen de distraction si ce n’est les cafés pour passer les soirées » devait nous dire Abdelhak avec un sentiment de déception. Ali lui était plus que révolté par la situation d’inertie qui caractérise ce mois sacré « la seule ambiance qu’on a depuis longtemps, c’est cette animation des cafés, d’ailleurs comment voulez-vous que le secteur de la culture soit actif en ce mois, du moment que les responsables n’ont pas vraiment pensé à ce manque flagrant, alors que durant la dizaine de jours qui avait précédé le mois sacré, quatre grands évènements ont été simultanément programmés, les journées de Taza, le festival national de la chanson bédouine, les journées nationales du théâtre pour enfants de Khemisti et enfin les soirées du centre culturel». Il faut dire que le mutisme des responsables et l’inactivité de la scène culturelle ont fait oublier le goût des festivités du mois de Ramadhan, et si le secteur de la culture est absent, ceux de l’APC et des affaires religieuses font dans la figuration, des rues complètement dans le noir et des mosquées parfois sans eau et fermées aux fidèles entre deux prières, alors de grâce messieurs les responsables, faites quelque chose pour briser cette monotonie qui tue!!!       

A. Ould El Hadri
Lundi 22 Juillet 2013 - 13:33
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