REFLEXION

TISSEMSILT : Les nouveaux moniteurs empêchés d’ouvrir leurs propres auto-écoles



L’examen du permis de conduire est considéré par les uns (les candidats) comme un gage de réussite sociale qui se montre difficilement réalisable et pour d’autres (les examinateurs) comme une corvée à expédier sans aucune forme de procès alors que pour les gérants des auto-écoles c’est l’occasion pour faire un bon business du moment que la wilaya de Tissemsilt ne dispose que de 26 auto-écoles sur l'ensemble de son territoire.  En effet, le métier de gérant d’auto-école qui a toujours été confronté à d'énormes problèmes liés aux conditions dans lesquelles ces établissements privés activent, il est de nos jours réservé uniquement à ceux qui sont sur le terrain et qui activent, le gèle de délivrance de nouvelles autorisations d’ouverture d’auto-écoles a fait d’une part des actuels gérants les seuls à pouvoir se monopoliser ce métier et d’autre part, des lésés pour les candidats qui avaient suivi une formation au centre de la formation professionnelle pour espérer ouvrir des auto-écoles après leur avoir délivré des diplômes dans ce sens. En effet, les nouveaux diplômés  sont confrontés à deux cruciaux problèmes qui désormais les privent de l’opportunité d’ouvrir leurs propres auto-écoles, les responsables leur avaient exigé une expérience de moniteur de pas moins de deux ans et d’un autre côté, les gérants des auto-écoles ne veulent pas les prendre en charge sachant qu’ils seront obligés de les déclarer aux assurances et que demain, ces candidats seront leurs concurrents dans le métier pourtant tout un chacun sait que la prise en charge des candidats est devenue plus difficile notamment avec leur nombre grandissant et les conditions de travail déplorables dans lesquelles ces gérants travaillent. Selon les statistiques, près de 20000 candidats sont inscrits avec au moins 30 heures de pratique et d'apprentissage  pour chaque candidat alors que ce dernier devra attendre un minimum de six mois pour pouvoir franchir la première étape des examens liés au permis de conduire et dans ces conditions les nouveaux diplômés des centres de formation ne savent plus où  donner la tête, ils affirment que les conditions draconiennes qu’on leur avaient exigés les ont stoppé net, ils s’interrogent sur l’utilité de la formation assortie d’un diplôme de moniteur de conduite reconnu pour leur exiger un stage de deux ans chez un autre gérant d’auto-école. Toutes ces conditions n'échappent certainement pas aux responsables notamment ceux du transport, des mines ainsi qu'aux responsables locaux, il est désormais temps de penser à réserver une suite favorable à ces personnes pour leur permettre de sortir du chômage d’une part et agrandir le nombre des auto-écoles dans la wilaya d’autre part et briser par la même cette situation de monopole imposée par les anciens gérants et créé une concurrence et ça ne sera qu'un plus pour la wilaya.                  

 

A. Ould El Hadri
Dimanche 23 Novembre 2014 - 18:05
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