REFLEXION

TISSEMSILT : La rue du 1er Novembre meurt à petit feu



Le citoyen à Tissemsilt a sans doute remarqué que depuis quelques années la grande rue et l’axe principal de l’activité commerçante et sociale de cette ville qui porte le nom du premier novembre est malheureusement devenue une rue fantôme, vidée de son activité commerciale, vidée de son lustre d’antan, les grands arbres qui jalonnaient cette rue ont été massacrés et sciés, les marquises qui coloraient les devants des vitrines ont fait l’objet d’une opération de démolition et pour finir cette grande et ancienne rue est devenue une voie à sens unique avec un stationnement dans la plupart des temps anarchique ce qui a fait fuir et les consommateurs et la plupart des commerçants qui y étaient, l’on se rappelle qu’il y a quelques années le café le plus populaire de toute la ville celui de « Si Settaoui » ne désemplit jamais, maintenant et devant la stratégie adoptée par certains responsables, il est fermé et proposé à la vente mais personne n’osera s’aventurer dans un projet non rentable tout comme plusieurs autres commerces qui sont fermés. Par le passé, certains de nos responsables en hommes nationalistes et de patrie avaient préféré donner le nom du premier Novembre à des centaines voire peut être des milliers de rues, d’établissements, et autres, mais la problématique qui se pose à Tissemsilt ; est ce que cette rue reflète réellement la grandeur du nom qu’elle porte ? Dans le cas du jour ce nom se limite à cette pancarte ou à cet écriteau sur le mur, certains commerçants de cette partie de la ville nous ont dit avec amertume qu’on a tenté de « tuer » l’activité commerciale par une politique qui cherche une modernisation sur le dos de l’histoire et de la mémoire, le premier novembre ( la rue) fait partie du terroir de Tissemsilt et si modernisation s’impose, elle devra prendre en considération la portée de son appellation, la valeur historique pour la ville et l’aspect architectural de cette ancienne ville comme çà se trouve dans toutes les villes algériennes. Certaines constructions sont de nos jours en ruine et menacent de s’effondrer, tel l’ancien siège de l’ex-Sonitex, l’ancien commissariat et autre ex-bureaux de l’UNJA etc. Le visage de cette rue est désormais repoussant, les aspects de la modernisation qu’ils ont tant avancé ne semblent que des mots en l’air au moment où on est censé ajouter au premier novembre (rue et symbole) et non pas de les séparer de l’histoire, au fait, n’y a-t-il pas dans tout le pays une nouvelle et une ancienne ville ? 

A. Ould El Hadri
Vendredi 14 Novembre 2014 - 16:21
Lu 128 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 06-012-2016.pdf
3.51 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+