REFLEXION

TISSEMSILT : Des cités entières dépourvues de la moindre commodité

Cela fait des lustres que les habitants de la ville de Tissemsilt notamment ceux habitant les nouvelles cités à l’exemple des 500 logements, le site de Ain Lorent, Sidi Khelifa…etc, ont sans doute remarqué que les personnes concernées par les études et la réalisation des logements ne s’intéressent nullement aux commodités d’accompagnement.



Visiblement leur priorité est de réaliser uniquement le plus grand nombre de logements et le reste peu importe dans quelles conditions les milliers de familles sont placées. Ces dernières, se trouvant dans des conditions incommodantes,  ne savent plus quoi faire ni à qui s’adresser devant la défaillance des responsables et devant le problème de manque de commodités qui les taraude telles les établissements scolaires, les commerces, les pharmacies, l’éclairage public et même le transport ; des problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés. En effet, les habitants des cités précitées vivent depuis qu’ils ont habité leurs logements « punis » simultanément par l’éloignement de leurs cités par apport à la ville et par le manque de bonne vision architecturale des concepteurs et autres responsables du secteur de l’habitat et de l’urbanisme, l’exemple des 500 logements est plus que frappant, cette cité est dépourvue du moindre commerce, les habitants devront parcourir un long chemin pour pouvoir s’acheter du pain ou une simple bouteille de limonade, le même cas s’applique sur le site de Ain Lorent qui abrite des centaines de familles au point ou certains se sont satiriquement exprimés en déclarant que la baguette de pain leur coute désormais (110 DA) faisant référence à l’obligation de prendre un taxi pour 100 DA en aller retour en plus du prix du pain, la défaillance de l’éclairage public est un autre problème qui risque d’avoir une répercussion négative sur leurs vies, ils affirment qu’ils sont sous la menace des agressions et des vols,  l’obscurité est maître des lieux au point ou les chauffeurs de taxi hésitent à desservir ces endroits, les habitants déclarent qu’avec le noir qui caractérise le quotidien  des rues et des ruelles, le risque de devenir victime d’agression est omniprésent, cette situation qui selon eux a trop duré, a fait naître en parallèle autres maux sociaux, les gangs, les dealers et une nouvelle génération qui active particulièrement la nuit, le manque de sécurité précisent-ils est un résultat de l’absence de l’éclairage public qui s’ajoute aux multiples dysfonctionnements constatés au niveau de ces endroits et autres, la réalisation de ces cités dortoirs a déjà montré des faiblesses et là, la situation nous oblige à s’interroger ; comment peut-on réaliser une cité qui regroupe des centaines de logements sans penser à y construire des locaux commerciaux, des pharmacies etc ??? Comment résoudre un tel problème avec des personnes en manque d’idées du moment que les commodités d’accompagnement ne sont que facultatives pour elles ??? En somme, un sentiment de délaissement et d’oubli chez les habitants de ces cités malgré les multiples sollicitations d’ou leur insistance urgente auprès des concernés pour trouver une solution à ce problème qui les incommode au plus grand degré.    

A.OULD EL HADRI
Vendredi 3 Janvier 2014 - 17:34
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