REFLEXION

TIPASA : Un handicapé enchainé des pieds pendant 24 ans



TIPASA : Un handicapé enchainé des pieds pendant 24 ans
Ami Brahim un vieil homme très patient à l’allure très sage est le père de deux jeunes handicapés en l’occurrence Mustapha et Laid. Malgré les affres de la vie, il est très reconnaissant envers sa destinée. Il ne cesse de remercier Dieu pour tout ce qu’il lui a donné. Mais le plus touchant dans l’histoire de Ami Brahim, est que l’un de ses deux fils handicapés vit dans une alcôve  depuis plus de 25 ans les membres inférieurs liés à une corde en proie à une situation de misère indescriptible dans une maison précaire à Tipasa. Cette pauvre famille répondant au nom de Benyahia qui vivote dans la cité de « Ali Amari »  est démunie de tout et ne doit son salut qu’à la mansuétude des voisins et des bienfaiteurs  de la cité. Le fardeau de leurs deux fils handicapés est lourdement supportable en l’absence de prise en charge par les différents hôpitaux et centres spécialisés.  En plus de l’handicap qui les accable, les deux frères avalent tout ce qui trouvent et cassent tout ce qui défilent devant leurs yeux. L’un deux, vu son état de dangerosité et d’agressivité, il est constamment lié des pieds par une chaine en fer pour éviter le pire. Quant au second, il est carrément immobile et ne se déplace qu’avec l’aide d’autres personnes. Quant Ami Brahim un nonagénaire au visage meurtri par l’éprouvante épreuve de son existence, il explique qu’il  a été obligé d’enchainer son fils à partir de l’âge de 10 ans afin d’éviter qu’il ne casse tout ce qui trouve à la maison, alors qu’aujourd’hui encore plus âgé est devenu un danger pour sa famille et les autres notamment son frère lui aussi handicapé. Pour ce qui est de leur prise en charge médicale qui de nos jours est devenue une vraie tare, le vieil homme raconte qu’il n’a jamais rechigné à ses responsabilités avec l’aide de Dieu afin de ne point abandonner ses deux fils et répondre  tant bien que mal à leur aide. Quant à leur mère, le poids de l’âge très visible sur son visage, dira : « Que devrons- nous faire, les balancer, non, non,  ils sont mes propres enfants, je les adore, et chaque soir je les berce dans mes bras ».  Le père reprend la parole après que son épouse se tut, avec des larmes aux yeux, il déclare « La misère m’étouffe, comment peut-on vivre avec une pension de retraite qui ne dépasse pas les 7000 dinars par mois, juste de quoi pouvoir s’acheter du pain et du savon pour mes enfants, une pension qui s’évapore au bout d’une semaine, quant au reste du mois, je passe mon temps à quémander auprès de la famille, des voisins, et tous ceux qui connaissent notre situation de pauvreté . »    Ami Brahim raconte avec amertume comment les responsables et élus locaux lui ont tourné le dos pour venir en aide à sa famille et ses enfants handicapés qui ont besoin de nourritures, d’habillements et notamment des couches de 3ème âge. Quant à leur toilette, la mère raconte qu’elle  la fait trois fois par jour à ses deux fils handicapés du fait qu’ils ne savent pas comment s’y prendre au moment de faire leur besoin naturel. Ami Brahim qui garde au fond de lui un grand espoir, lance de nouveau un appel pressant aux  autorités locales pour lui venir en aide afin de pouvoir surpasser cette dure épreuve qui lui ronge la vie.      

Touffik
Lundi 14 Janvier 2013 - 18:00
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