REFLEXION

TIGHENNIF : Il n'y a pas de petites incivilités

Les incivilités sont monnaie courante et le respect d’autrui fait cruellement défaut dans les lieux publics et les rues passantes où les marchés et tous les trottoirs destinés aux passants sont squattés au grand mépris de la loi et des textes juridiques bafoués compte tenu de l’impunité qui règne en maitre dans cette localité laissée à son triste sort par les élus locaux de la commune qui ont fait miroiter durant la campagne électorale monts et merveilles aux électeurs et puis c’est le silence radio.



TIGHENNIF : Il n'y a pas de petites incivilités
En effet, nous avons laissé le soin au temps pour trancher entre une APC sortante qui a laissé un passé désastreux, une ville dégradée au point où elle a perdu ses repères qui peuvent plaider de sa civilisation et de son passé de ville Européenne avec une population citadine qui avait son savoir vivre et son savoir-faire, et une APC entrante qui traine et qui n’a aucune notion de travail à mettre en œuvre pour sortir la ville de cette situation catastrophique et une administration absente.Lesélus de cette assemblée sortante ont encouragé la ruralisation de cette ville en ayant laissé le soin aux gens d’agir à leur manière, ce qui a permis un exode rural des plus importants, qui a permis aux transitaires de sédentariser pour  ensuite devenir un lourd fardeau pour l’APC elle-même et pour l’Etat. Comment ça ? Eh bien les gens qui sont venus de tous les coins fuyant leur commune d’origine se sont accaparés de vieilles bâtisses qui leur ont permis d’obtenir la résidence et s’installer confortablement pour ensuite demander des logements sociaux, du travail et autres choses. Parmi ces gens certains possèdent toujours la double résidence pour  profiter des deux côtés. Et puis, ces personnes continuent à vivre en ville avec l’esprit montagnard, c’est pourquoi, ils ne respectent pas les horaires du passage des services de nettoiement, jettent leurs ordures comme bon leur semble, d’autre part, leurs enfants sont venus grandir les rangs des délinquants et le réseau de la prostitution,  ils ne reculent devant rien et c’est leur tempérament, ce n’est pas une critique, non plus un acte de sectarisme, mais le vécu.Dans l’informel, ils sont pour beaucoup et même au niveau du commerce. L’exploitation est faite d’une manière anarchique ne répondant à aucune règle et comme disait un exemple de chez nous, « n’apprends pas le métier sans maitre. » Tout le monde croyait au changement avec la nouvelle équipe élue, mais le temps a déjà prouvé que rien ne changera au niveau de cette ville qui ne fait que faire des pas géants en arrière. Au niveau des ordures malgré des instructions fermes de M. le wali qui n’arrête pas d’instruire à chaque fois et au cours de chaque réunion de mettre fin  à l’informel, de bien tenir la ville, aucun changement n’a été constaté, au contraire l’équipe de nettoiement qui prenait une journée de repos dans le passé et travaillait en équipe pour combler le vide , prend aujourd’hui deux jours soit le vendredi et le samedi laissant les amas d’ordures s’entasser jusqu’au dimanche ce qui ne permet  guère à ses services d’arriver à bout de cette situation alarmante qui est l’ordure. Les espaces verts qui devaient en principe être réhabilités, ne le sont toujours pas malgré un travail très timide effectué soit un désherbage très mal fait et les mauvaises herbes restent en tas à chaque coin, le grand lac on en dit beaucoup sur ce sujet et montre l’image de cette ville qui a des ouvriers qui occupent l’entrée et les buveurs occupent les deux lacs.Le grand lac à proximité de la Nahia des Moudjahidines, une crèche, un lycée, une prison, le marché aux légumes et un grand boulevard qui relie quatre grands quartiers importants Hai Salem, Sidi Athmane, Sidi Hamou et Hai Messakine, les passants, femmes, filles et personnes âgées contemplent  quotidiennement cette image de désolation. Lorsque vous vous promenez  dans les cités d’habitation de Tighennf, vous avez l’impression  d’être dans un grand bourg dans lequel il y a des halles ou un marché de gros en plein centre-ville,des voitures utilitaires de type Mazda et Hilux appartenant à des fellahs des douars environnants qui passent le plus clair de leur temps dans les tersasses des cafés occupées illégalement par les cafetiers notamment  de la  cité de la piscine et de la cité des professeurs du lycée Ferhaoui  narguant les lycéennes fréquentant cet établissement scolaire et les riverains se complaisent dans un silence d’hypocrisie criard qui en dit long sur cette situation qui n’a que trop duré. Le désherbage des cimetières se fait au feu, au cimetière de Sidi Senouci, les morts ne sont pas respectés dans leurs tombes, ils préfèrent les mauvaises herbes au feu, et les associations qui faisaient du populisme se sont éclipsées sans laisser de trace. Ces places publiques envahies par des gobelets laissés par une jeunesse qui traine chaque soir sur ces bancs saccagés puisque ne trouvant où aller, aucun lieu de loisirs. Que dire des rues qui sont dans leur majorité en fosses ouvertes alors que la canalisation est terminée il y a si longtemps ? Ou alors ces trottoirs qui sont en partie squattés, le reste dégradé par le stationnement des véhicules  garés anarchiquement par les commerçants qui croient que ces espaces sont leur propriété. La ville mérite qu’on s’occupe d’elle pour lui rendre son image d’antan, cette ville qui tire ses racines et sa civilisation de l’ère coloniale, et qui a pris le rang de daïra en 1949  mais fut doublée par le reste des daïras nées du découpage de l’année 1984, ceci par la faute des élus qui se sont succédés depuis cette époque et qui n’ont rien apporté à la ville, ils furent doublés par le négatif offert par ceux en poste. Si on ouvre une parenthèse, quel est le rôle que doit jouer un député ? À quoi sert un élu au niveau de l’APW ? Ces élus n’ont rien amené à la ville au contraire, ils en profitent au maximum, au lieu de penser au programme de logement, à la création de postes d’emploi, à l’amélioration du niveau de vie  des citoyens et de leur agglomération, ils ne pensent qu’à s’enrichir plus, aucun projet de logement, ni hôpital, des projets qui s’éternisent , tels le siège de l’APC, le marché de légumes et fruits, le siège de la justice. Tighennif doit son salut aux hommes qui sont partis. Cette ville connue par son histoire ancienne, ses chouyoukh et ses hommes de lettres,  sombre  aujourd’hui dans la délinquance et la multiplication des crimes, ceci par la faute d’une poignée de personnes qui se sont accaparés de la ville et de son histoire pour la faire sombrer dans le noir et souiller son image d’antan. Où sont les journées d’antan et d’autrefois où l’on se faisait un malin plaisir à arpenter les rues de Palilkao, les citoyens de cette paisible ville se terrent chez eux et attendent le coucher du soleil pour pouvoir faire un petit tour en ville car dès le matin, il est très  difficile de se frayer un chemin dans cette localité envahie par des  grappes humaines des zones rurales qui se croient tout permis dans  cette ville qui n’a de ville que le nom. Savez-vous que les gens urinent sur les murs des habitations particulières en toute tranquillité devant la passivité des « HeniniOuaNhanik?».

B.Boufaden
Mardi 11 Juin 2013 - 10:25
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