REFLEXION

TIARET : Des terrains détournés de leur vocation

Le caractère important que revêt la gestion du foncier semble négligé dans la wilaya de Tiaret. Le manque d’intérêt accordé à ce dossier a eu des incidences certaines sur le tissu urbain de la ville.



TIARET : Des terrains détournés de leur vocation
Le recours à des procédures illégales pour la régularisation de leurs situations ou pour se faire délivrer un document administratif affèrent à leurs habitations, illustre bien les conséquences des décisions irréfléchies. Les services chargés du foncier ont failli à leur devoir, et pour l’obtention du livret foncier, des administrés se trouvent contraints à payer des sommes supplémentaires malgré le payement de l’intégralité du montant relatif à l’achat du lot à bâtir. Dans le cadre du CALPI, des citoyens connus dans la placette ont bénéficié de terrains pour la concrétisation des projets indispensables pour le citoyen et qui n’ont pas encore vu le jour. Ces fonciers détournés de leur vocation ont été utilisés pour la construction de villas et de locaux commerciaux. D’autres pour lesquels les propriétaires ont bénéficié des crédits bancaires importants, et qui ont investi dans d’autres wilayas sont encore des terrains vagues, devenus des lieux servant de décharges publiques. La ville de Tiaret connait une extension anarchique de son tissu urbain depuis les années 1990. L’attribution des lots de terrain à bâtir selon des connivences personnelles et à des fins électorales sans tenir compte du plan de l’urbanisme et sans prendre en considération le côté esthétique d’une cité. Vingt années se sont écoulées et les incidences de cette déchéance commencent à apparaitre clairement dans les différents quartiers de la ville et se faire sentir au sein de la population. Le citoyen n’a eu cesse de subir et subit encore les conséquences des décisions prises à la hâte. Pour l’aménagement urbain, les autorités concernées trouvent des difficultés inhérentes à la mauvaise gestion du foncier dans le passé et font des acrobaties pour la réalisation des différents projets sans avoir recours à la démolition. Les questions que nous sommes en droit de poser : quel est le rôle des responsables locaux ? Attendent-ils toujours des instructions de la tutelle pour agir ? Qui doit intervenir pour redonner un sens à la préservation du patrimoine public ?

Fayçal
Mardi 7 Juin 2011 - 11:05
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