REFLEXION

TERRORISME : Qui est ce chef burkinabé d’El Qaida au Maghreb ?

Depuis quelques années, dans les médias internationaux, il n’est question que d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, Aqmi en abrégé. Quatre lettres qui ne cessent de nous tympaniser, et donner des sueurs froides à tous les gouvernements de la zone saharienne.



TERRORISME : Qui est ce chef burkinabé d’El Qaida au Maghreb ?
Et pourtant, il semble que cette nébuleuse qui ne cesse de terroriser les Occidentaux n’est composée que d’une centaine d’individus. Une centaine d’individus qui n’arrêtent pourtant pas de semer la désolation dans le sahel-Sahara, réduisant presque à néant le tourisme dans la zone. Depuis 2003, des pays tels la Mauritanie, l’Algérie, le Mali, le Niger, le Tchad, voire la Patrie des hommes intègres, tentent de gérer péniblement la présence de ces djihadistes sur leur sol. L’Algérie, selon toute vraisemblance, est la plus touchée. En effet, depuis septembre 2006, avec le ralliement du groupe salafiste pour la prédication et le combat à la nébuleuse Al-Qaïda, les terroristes islamistes semblent avoir internationalisé leur stratégie de combat. Pour le malheur des populations. Notre pays, le Burkina, que l’on croyait jusque-là hors de portée de cette nébuleuse, en est tout aussi affecté. On se souvient encore de l’enlèvement de notre compatriote Philomène et de son époux italien le vendredi 18 décembre dernier en territoire malien alors que le couple se rendait au Burkina Faso. Certainement que depuis, la diplomatie, qui se veut discrète, a pris le dessus en vue de leur libération car de cet enlèvement aucune information ne filtre. C’est dans cette attente, combien difficile pour les familles des victimes, voire pour le Burkina tout entier, que nous apprenons que, ces derniers temps, lors d’une opération de ratissage de l’armée, quatre membres de la nébuleuse Al-Qaïda ont été arrêtés dans le Nord du Mali. Au nombre de ces islamistes interpellés, on compte un ressortissant de l’Algérie, deux de Mauritanie, et un de nos compatriotes.
Un Burkinabè membre de la mouvance d’Al-Qaïda ! Après avoir suivi – sans pouvoir y faire grand-chose jusqu’à présent en tout cas – l’enlèvement de notre compatriote, détenue présentement par ces islamistes, nous apprenons avec une certaine stupéfaction qu’un ressortissant burkinabè commerce avec cette nébuleuse islamique. C’est dire que la situation risque d’être de plus en plus difficile à nos faibles Etats, qui ont déjà beaucoup de mal à exister si, véritablement, une synergie d’actions régionale, voire internationale, n’est pas adoptée de manière conséquente pour lutter contre cette gangrène islamiste.
Et le plus ardu dans cette lutte, c’est que ces fondamentalistes musulmans et ces trafiquants en tout genre qui essaiment dans cette partie du continent font si bon ménage que les contrebandiers versent des taxes aux islamistes pour aller et venir en toute sécurité. Et de temps à autres, des otages occidentaux sont remis en liberté contre des mallettes remplies d’espèces sonnantes et trébuchantes ; chose qui leur permet de s’armer conséquemment pour sévir davantage sur les paisibles populations et les touristes en mal d’exotisme désertique. C’est pourquoi, justement, Aqmi a revendiqué le rapt au Mali du Français Pierre Camatte, durci le ton pour exiger des gouvernements français et malien l’élargissement des membres de leur organisation, détenus depuis dans ces pays, contre la libération de l’otage Pierre Camatte. D’ailleurs, un délai de 20 jours a été accordé à ces gouvernements pour s’exécuter sinon, préviennent les responsables de cette mouvance islamiste, l’otage sera tout simplement mis à mort. Et en la matière, ils ne semblent aucunement plaisanter : la mise à mort sauvage en 2009 du Britannique Edwin Dyer, premier otage occidental à être assassiné par ces djihadistes, est encore vivace dans les mémoires. Au Mali, comme en France, on réfléchit, on soupèse, on hésite entre satisfaire les revendications de ces terroristes et refuser catégoriquement d’accepter un tel chantage. Mais quelle que soit la solution retenue par Bamako et Paris, elle ne sera que conjoncturelle. Le problème que posent ces terroristes reste entier. Et la solution passe par une concertation internationale avec une mise en commun des ressources et des moyens d’action… Pour inverser la tendance.

Riad
Samedi 23 Janvier 2010 - 23:01
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