REFLEXION

TERRORISME : La menace Aqmi, du Gia aux « bandits » du sahel



TERRORISME : La menace Aqmi, du Gia aux « bandits » du sahel
Quatre lettres menaçantes. Mais d’où vient ce mouvement djihadiste qui revendique l’enlèvement de sept personnes, dont cinq Français au Niger ? Le directeur du Centre africain pour l’étude et la recherche sur le terrorisme à Alger, Lyes Boukra, nous éclaire… Le Groupe islamique armé (GIA), auteur des attentats sanglants à Paris en 1995, s’effondre entre rivalités et purges en 1996, après la décapitation des moines de Tibéhirine. L’émir du GIA, Djamel Zitouni, est lâché, puis tué. Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) naît en 1997 et prône la création d’un État islamique en Algérie. Le massacre des populations est terrible, notamment en Kabylie. La concorde civile, lancée par le gouvernement algérien en 1999, provoque la reddition d’un millier de combattants. Les attentats du 11 septembre 2001 offrent un renouveau au GSPC déclinant. La guerre d’Irak sépare les « panislamistes » favorables à l’envoi de djihadistes et les salafistes locaux d’Hassan Hattab, mis en minorité. Le premier communiqué de soutien à Al Qaïda est publié le 11 septembre 2003.La décision « d’intégrer » Al Qaïda est prise en septembre 2005. L’accord de Ben Laden arrive en janvier 2007, date de naissance d’AQMI. L’émir Abd Al Malek Droukdel étend son ambition au Maghreb pour l’établissement d’un « califat islamique » mondial. Il ne faut pas s’y tromper. Cette mutation répond à un affaiblissement militaire et un assèchement des ressources. Le lien avec la base est plus philosophique qu’opérationnel. AQMI doit se replier dans « une zone grise » sahélo-saharienne, le long des frontières poreuses du Niger, du Mali, de l’Algérie et de la Mauritanie. Les deux « katiba » (phalanges) d’une centaine d’hommes, de Mokhtar Belmokhtar et d’Abou Zayd, apprivoisent les populations mais se livrent au banditisme : drogue, armes, cigarettes, prises d’otages... AQMI n’a pas renoncé à sa doctrine djihadiste même s’il manque de structures. Un discours en mars dénonce un plan des occidentaux pour que « brûlent Bamako, Niamey et Ouagadougou, pour que soient sauvés Washington, Paris et Londres ».

Ismain
Lundi 11 Octobre 2010 - 00:01
Lu 456 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+