REFLEXION

Sur l’énergie : vers quel défi ?

Le monde vit une chute des prix imprévue de l’énergie suite à la consommation accentuée de l’industrie. Cela a mis effectivement le niveau de la production mondiale alors dominée par les firmes étrangères en baisse pharamineuse.



La régulation des marchés de l’énergie est de récupérer d’un montant variant entre 1100 et 1500 milliards de dollars équivaut d’une perte d’environ 300 - 400 milliards de dollars pour les pays de l’OPEP. Ce qui relève non pas de la maîtrise des prix mais d’aller là où ces pays dont l’économie est liée à la consommation de l’énergie par les pays développés sans qu’ils deviennent eux-mêmes en économie mondiale des pays puissants ou émergents. On cite en ce sens la Russie, l’Algérie, le Nigeria et le Venezuela, etc. Jusqu’à quand les prix de l’énergie continuent de baisser ainsi que leur retombée sur la sécurité économique mondiale ?   
Cette baisse est secondaire pour les pays consommateurs mais fondamentale pour les pays producteurs. C’est ce qui ne veut pas dire de lier l’économie - nature à l’économie - technologie de façon de créer non seulement l’alternative immédiate mais l’équilibre entre l’économie nationale et l’exportation variée. Celle-ci est un enjeu majeur qui relève de la stratégie économique que certains pays appartenant du tiers-monde n’ont pas cette vision. Malheureusement,  cet aspect est fondamentalement lié à la stabilité politique et à la prospérité sociale.
Y a-t-il un lien homogène entre un pays producteur et un pays consommateur de l’énergie ? C’est ce qui cherche le premier c’est d’avoir plus sans cesse d’augmentation des prix contrairement au second qui veut diminuer la quantité tout en cherchant d’autres alternatives avec un prix très bas. Le paradoxe est là sinon cette contradiction majeure constitue l’un des enjeux clés de l’économie mondiale.  
Il ne s’agit guère des prix de l’énergie qui remontent et qui descendent en fonction des cours de la bourse mondiale mais qui sont d’ailleurs liés aux lois du marché. Là se trouve le nœud du problème au cours duquel cette baisse fait peur aux hommes politiques ainsi que les sociétés improductives. Sachant que la technique moderne veut être libre, voire indépendante des pays exportateurs. Il faut créer la richesse durable au niveau de l’homme en investissant en lui afin d’assurer cette mutation historique en économie. C’est ce qui a mis réellement l’énergie en crise suite à la consommation rapide et variée. Or la population mondiale est en augmentation accrue dont elle dépasse le seuil de sept milliards.
Le monde est-il à l’abri face à ce qui le rend instable ? Cela relève des facteurs de l’histoire tantôt politique tantôt économique. L’échec n’est pas d’ordre stratégique mais plutôt le système mondial passe par des moments cruciaux entre ses Etats forts et faibles à la fois. Il y a peu de pays producteurs et beaucoup de pays improductifs. Est-ce le défaut est lié aux Etats eux-mêmes ou celui des sociétés ? La responsabilité est partagée entre l’ensemble des unités politiques formant le système international de façon à ce que l’économie porte le noyau dur dans l’équation autour de laquelle se forment les projets et se constituent les programmes de développement.
Etant seul dominant la sphère de la pensée et celle de la politique, le capitalisme passe souvent par des crises économiques mondiales qu’a connues le monde en 1929, 1986, 2008 et en 2014. C’est ce qui reflète en effet ce que le politique est capable de faire face à l’économique comme étant un relais pour porter des programmes et assurer des projets. C’est là où s’accentuent les indices entre croissance ou récession relevant de la force du travail ainsi que la balance des paiements non pas au service des pays développés mais aussi les risques que recourent les pays sous-développés. Mais est-ce les pays émergents notamment la Chine en tête en 2014 face aux Etats - Unis en 2015 selon les estimations du FMI alors sont gagnants et qui en profitent de cette crise ?            
A cet égard, la course entre les superpuissances dominant le tissu économique global mais de la production mondiale dont l’homme, l’entreprise, la technique et le capital sont en question. L’économie change et se développe de mieux en mieux quand il y a une adaptation bien régulée du coût de travail d’une part, et la distribution de la richesse de l’autre. Ainsi s’ajoute en effet la recherche et le développement des données et études en la matière pour créer davantage la richesse des uns et lutter sans relâche contre la pauvreté des autres. L’équilibre est d’ordre structurel de manière à ce qui rend les rapports de force du point de vue économique plus productifs que jamais.
Le lien homogène entre la finance, la monnaie et l’investissement relèvent-ils des lois du marché du moment que l’économie libérale passe à chaque instant par une crise cyclique afin de se redémarrer à nouveau tout en cherchant la croissance. L’économie politique telle qu’elle a été développée par ses maîtres comme Smith, Ricardo, Keynes, Marx ou Schumpeter, etc., autour de la théorie économique lui manque encore du souffle pour renouveler la pensée économique suite à des nouveaux acteurs (News Actors) afin de sauver la mise par ses économistes contemporains qui vivent sous leurs idées en la matière. Qu’en est-il de la crise économique en ce sens ? L’ampleur de celle-ci est le reflet de cette mutation englobant le système mondial. Et les économistes sont en mesure pour redresser la situation ? Car il y a vraiment un risque probable qui relève de la nature de la crise elle-même mais aussi de la reprise à travers une série de réformes d’ordre socio-économiques.
La question que se posent certains est liée d’après eux à la question de la science de la morale (l’Ethique) dont les responsables doivent donner l’exemple s’agissant la gestion des affaires communes qui relèvent de l’intérêt public. Là se situe à vrai dire le débat sur la puissance de chaque Etat portant des projets aussi solides que productifs non pas au niveau de la gestion par l’injection de l’argent public pré mais plutôt de créer les sources de l’argent lointain. De la l’égalité sociale serait un discours du salon mais loin d’être réalisée. S’intéresser du social vise la création de la richesse économique afin de susciter l’équilibre dans chaque société si celle-ci n’est pas en mesure pour créer les conditions propres à elle afin de se démarquer des désastres que provoque souvent l’ampleur de la consommation subit par autrui. Celle-ci est chère pour lui notamment quand elle dépasse son prix normal alors profitable pour son producteur. C’est pourquoi il s’est d’ailleurs préparé bien avant pour se libérer de l’énergie classique vers l’énergie renouvelable.
L’enjeu est de taille de façon à ce que la réalisation de la sécurité économique est liée plutôt à l’aspect politique lui-même dont l’ordre public semblerait menacé par le fait que la production réelle ne crée pas la consommation virtuelle. Là s’émancipe l’idée majeure qui consiste à ne pas compter sur l’économie basique ou périphérique alors dominée par la richesse naturelle dont la nature elle-même est un facteur déterminant par rapport à l’économie productive qui est souvent celle du centre. L’homme est le centre du débat mais derrière cette dynamique économique à savoir son rôle dans la société qui est la sienne en étant créateur de richesse ou profiteur du système social.    
Il s’agit l’un des débats du siècle entre le Nord et le Sud qui serait relancé entre énergie-consommation face à la production énergétique nouvellement bien développée que cela impose pour donner un positionnement bien réel dans les rapports de force. L’économie-monde est-elle en crise réelle ? Le monde passe par des crises et se renouvelle par des solutions adaptées ou conjoncturelles  mais en fonction de ses acteurs y dominant. Ce changement de cap est-il le reflet de la géographie naturelle ou humaine compliquant les rapports de force en termes de géopolitique du pétrole alors liée au machinisme en ce début du quart de XXI è siècle ?

 

H. Miloud Ameur
Lundi 19 Janvier 2015 - 17:36
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ACTUALITÉ
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