REFLEXION

Soyons honnêtes



Le financement des partis est une affaire sérieuse. L’Algérie ne peut se passer de partis politiques qui sont la voie obligée de toute démocratie car il faut bien que le peuple s’organise, les partis étant les relais de la diversité des opinions. Encore faut-il que ces partis traduisent une réelle représentativité populaire qui est trop souvent détournée au profit d’intérêts personnels. C’est une frustration populaire souvent exprimée qui dit avec raison : «on ne voit nos hommes politiques qu’à l’approche des élections», avec le sentiment de plus en plus partagé d’être les dindons de la farce, encourageant en ceci les mouvements abstentionnistes qui peuvent atteindre plus de 50% dans les démocraties les plus représentatives. Pour la période complexe que nous vivons et au milieu de la trentaine de partis que nous avons, on nous signale des insensibles, on peut me rétorquer fort justement : comment faire autrement pour se faire connaître sinon par des campagnes d’informations pour ne pas les appeler publicitaires ? Laissez nous penser que l’industriel ou le financier investit dans tel parti, non pour un intérêt personnel immédiat, mais pour un climat socio-économique qui ne lèse pas ses intérêts. Donc pour un libéralisme économique qui donnerait la priorité au dynamisme économique avec le moins d’intervention de la part de l’Etat. Mais il y a certainement des chefs d’entreprises qui pensent aussi que tout le monde a intérêt à vivre dans une société juste et équilibrée dont chaque membre jouirait de ses droits pleins et entiers, patrons comme ouvriers, car un climat social serein est le plus grand gage d’une réussite économique partagée par tous et le grand régulateur de cet ordre étant l’Etat qui assure à tous la justice et l’équité. Je crois qu’il serait bienvenu pour les élections à venir d’accepter le financement privé clair et transparent même si cela peut entraîner un déséquilibre entre les partis en attendant qu’une décantation s’opère pour obtenir le nombre de cinq à six partis suffisant pour traduire la diversité des opinions dans notre pays. A ce moment là, et pour les prochaines élections, on pourra organiser le financement des partis avec une participation étatique qui viendrait réguler et compenser les déséquilibres. Un financement privé strictement national et un bannissement véhément de tout financement étranger qui serait un cheval de Troie pour certains pays dont les arrières pensées politiques peuvent s’avérer calamiteuses pour l’Algérie.

Charef Slamani
Mercredi 21 Septembre 2011 - 10:37
Lu 347 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 05-12-2016.pdf
3.51 Mo - 05/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+