REFLEXION

Sidi Ali-Mostaganem : Des tombeaux sans noms au cimetière des Chouhada

La journée de jeudi passée se coïncidait allègrement avec la commémoration de la journée du 20 aout 1955, date historique indélébile dans la grande histoire de la révolution armée ayant duré plus de sept années.



Sidi Ali-Mostaganem : Des tombeaux sans noms au cimetière des Chouhada
La ville de Sidi Ali ; un des berceaux de la révolution de novembre 1954 ; a fêté l’événement en organisant plusieurs festivités qui s’étalaient durant toute la journée. Comme à l’accoutumée, la première halte est la visite du cimetière des chouhada pour lire la Fatiha et le dépôt d’une gerbe de fleurs à leur mémoire. A Sidi Ali, le carré des martyrs se trouve à proximité de la Gouba « mausolée » du saint Sidi Ali. Par le passé, ce lieu a vécu un évènement tragique et meurtrier. En 1995, des terroristes ont commis un carnage, parmi la foule présente dans le cimetière, en plantant des bombes qui ont explosé le jour de la visite causant des morts et des blessés parmi les présents. En cette journée de jeudi passé, ce qui a été constaté au niveau du cimetière par les quelques présents est inacceptable. En effet, plusieurs tombeaux ont subi les aléas du temps et du climat. Les écriteaux nominatifs des chouhada qui reposent dans ces tombes ont totalement disparus rendant anonymes ce qui reposent dans ce lieu sacré. Fêter un événement marquant et glorifiant notre révolution est une bonne chose, entretenir les symboles et la mémoire de cette révolution est la meilleure des choses. Il est tout à fait aisé de prendre soin d’un cimetière abritant une cinquantaine de chouhada. La réécriture de leurs noms sur les tombeaux ne nécessiterait nullement de gros moyens. Le devoir de mémoire nous interpelle tous afin de lutter contre la culture de l’oubli et d’honorer le combat libérateur de nos valeureux martyrs et d’entretenir le sens du sacrifice pour les générations post-indépendance. Donc, c’est aux responsables locaux, à leur tête l’APC, et aux différentes composantes de la famille révolutionnaire de veiller sur les symboles de notre révolution pour nul n’oublie les sacrifices de ces hommes et femmes qui ont contribué par leurs vies à libérer la terre des ancêtres et rendre dignité à un peuple meurtri et laminé par un occupant féroce et perfide.

. .
Mardi 25 Août 2009 - 08:00
Lu 1787 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+