REFLEXION

Sidi Ali Cherif - Mascara : Une localité aux oubliettes

La localité de Sidi Ali Cherif qui dépend de la commune de Chorfa dans la daïra de Sig, se trouve à environ 16 kilomètres du chef lieu de la daïra, habitait par environ 30 familles soit plus de 150 âmes, elle est située sur les collines des monts de Sig, la localité est
agro-pastorale, ces habitants familiers avec ces terres arides ne
veulent plus la quitter.



Sidi Ali Cherif  - Mascara  :  Une localité aux oubliettes
Ce jour, on a eu l’occasion de se rendre au douar Mokhateria situé à 16 kilomètres de la RN 4 reliant Mascara à Oran, la route à emprunter à travers les sentiers est dans un état de dégradation très avancé causé par les camions de l’entreprise chinoise qui transporte du tuf pour l’autoroute Est-Ouest. Cette route est complètement désertée, pour se rendre au douar, on doit attendre des heures pour trouver un tracteur parmi ceux qui colportent l’eau, le trajet se fait au bout de 90 minutes. Aucun transport de voyageur ni même un clandestin n’assure la liaison de ce douar avec le reste de la daïra, sur place, la situation incitait les gens à rester dans ce bourg vu la tranquillité et la nature des montagnes qui ne sont qu’à quelques minutes de marche et l’amour avec un cheptel qui survit puisque les conditions sont très difficiles, le développement de l’apiculture n’est pas négligé non plus. La chose qui a attiré le plus notre attention, c’est les services de sécurité, dés qu’on a été signalés sur les lieux, deux véhicules de la gendarmerie nationale se sont dépêchés sur place pour voir et constater la présence de personnes étrangères. Nos services de sécurité qui se sont mobilisés durant toute une décennie continuent à se mobiliser encore plus pour la protection de notre pays et c’est tout à l’honneur de l’Etat et du peuple Algérien. Sidi Ali Cherif est connu pour ses 240 Chahids tombés au champ d’honneur pour que vive l’Algérie Indépendante mais aucune  stèle commémorative disaient les habitants, n’a été érigée en mémoire de ces Chouhada sur les lieux, malgré que cette population était contrainte à vivre dans l’encerclement aménagé par l’armée Coloniale en application du plan Marchal pour couper les vivres et le contact avec l’armée de l’ALN. Durant les années passées, le douar comptait plus de 500 habitants, après que la situation sécuritaire se dégradaient, les habitants ont fuit ce douar pour aller s’installer en ville mais une fois que les choses se sont améliorées, la majorité des habitants voulaient rejoindre leur logis mais la route faisait vraiment défaut et se ne sont que quelques 30 familles soit plus de 150 âmes y résident toujours en supportant tous les problèmes en particulier celui du transport. Un malade, ou une urgence ne peuvent atteindre l’hôpital dans le temps, la liaison est assurée  que par les colporteurs qui transportent avec eux et sur le tracteur les personnes qu’ils trouvent sur leur passage. La salle de soin demeure fermée depuis bien longtemps, l’infirmier ou l’infirmière affectés ne peuvent rejoindre les lieux faute de moyen. Les habitants disent que M. Le Wali leur a promis l’aménagement de la route mais rien n’est fait. Si Hadj Ali disait « j’ai parlé à M. Le Wali, il nous a promis l’aménagement nous avons confiance en lui puisque notre chef de Daïra comme le Maire de la Commune n’accordent aucune importance à notre Douar, notre espérance va vers M. Le Wali ».Concernant l’aide rurale, 12 personnes parmi les habitants du douar ont bénéficiés de l’aide mais ne pouvaient effectuer les travaux de construction puisque ne pouvant avoir le maçon, la construction est alors confié à une entreprise pour la réalisation. Les quelques uns qui ont osé faire ces travaux, rencontrent le problème de l’évacuation des eaux usées, ces eaux sont déversées directement sur les rues encore en terre. Ce Douar porte toujours les séquelles causées par le tremblement de terre du 18 Aout 1994, toutes les anciennes constructions sont fissurées sinon effondrées contrairement aux autres localités qui ont bénéficiés de construction, les habitants de Douar Mokhtaria n’ont eu aucune aide. Mais le plus important aux yeux de cette population c’est la route qui doit leur permettre de se rendre à leur préoccupation hors du douar et recevoir les gens à leur douar, les familles que nous avons contacté disent que tout le monde veut retourner si la route sera aménagée, tout le monde veut exploiter ses terres, développer son troupeau qui est sa seule source de revenu. Ensuite, il y a le problème de l’eau qui est ramené sur environ 4 km c'est-à-dire de Ras Ain, la canalisation qui alimente le douar est mal entretenue par les services de l’APC, se sont les habitants du douar qui s’occupent à chaque fois qu’il y a anomalie, d’ailleurs le tuyau changé récemment est apparent. Les citoyens disent « le maire nous a dit qu’il ne pouvait financer une conduite qui ne sert que pour abreuvoir les animaux, comme si les animaux ne sont pas des êtres, au temps du colonialisme, un abreuvoir est aménagé en ciment pour les bêtes ». Si Ahmed souleva un autre problème c’est celui des jeunes qui n’ont pas pu bénéficiés de crédit faute des actes notariés des terres appartenant à leurs parents, malgré que M. Le Wali a instruit au P/APC de délivrer des certificats d’exploitation des terres, chose que l’élu refuse de faire et voilà que l’ensemble des jeunes ne pouvaient avoir accès au crédit ANSEJ-CNAC et ANGEM. Les jeunes de la localité vivent le chômage parce qu’ils ne peuvent aller ailleurs faute de moyens de transport et ne pouvaient avoir accès aux crédits faute d’acte de propriété, ces derniers ont un seul moyen de gagner leur pain c’est de prendre en association des troupeaux de moutons qu’ils gardent. L’école est également une préoccupation pour les parents, l’ensemble des enfants du douar sont domiciliés au niveau de leurs parents ou proches parents à Sig, l’école ouverte au niveau du Douar compte 5 enfants pour trois niveaux qu’assure un seul enseignant. Notre visite à ce douar semble avoir dérangé plus d’un responsable, puisque certains citoyens nous ont fait part, qu’ils étaient menacés de perdre leur emploi si jamais un article quelconque sera publié sur le douar mais pourquoi donc…

B.Boufaden
Lundi 10 Septembre 2012 - 23:01
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1.Posté par bachir belmehdi lakhdar le 11/09/2012 21:48
Ce douar SidiAliCherif,terre de de mes ancetres...terre des martyres teombés dans le champs d'honneur..meme ils ont combattu avec l'emir Abdelkader dans la bataille de la Macta...on le voit aujourd'hui oublié expres par les responsables locaux or dans la meme wilaya y a des villages qui n'ont rien donné pour l'Algerie !!! benificie de tout.Maintenant il faut rendre justice à ce village'(douar):la route - transport- dispensaire -ecole maison de jeunes....

2.Posté par bachir belmehdi lakhdar le 11/09/2012 21:48
Ce douar SidiAliCherif,terre de de mes ancetres...terre des martyres teombés dans le champs d'honneur..meme ils ont combattu avec l'emir Abdelkader dans la bataille de la Macta...on le voit aujourd'hui oublié expres par les responsables locaux or dans la meme wilaya y a des villages qui n'ont rien donné pour l'Algerie !!! benificie de tout.Maintenant il faut rendre justice à ce village'(douar):la route - transport- dispensaire -ecole maison de jeunes....

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