REFLEXION

Seule la repentance…

La France Officielle doit reconnaitre ses crimes et s’excuser auprès du peuple algérien pour toutes les atrocités commises durant la période coloniale, et doit aussi l’indemniser pour les richesses spoliées durant 132 ans.



Seule la repentance…
Les événements du 8 Mai 1945, le massacre du 17 octobre 1961, commis par la police française contre des Algériens, à Paris, les essais nucléaires «Gerboise bleue », sont autant de crimes commis par la France coloniale, que la France Officielle essaie d’occulter. Pire encore, certains députés de la droite sont allés plus loin en tentant de réhabiliter le passé colonial français, notamment à travers la création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, la réhabilitation de l’OAS et les restrictions faites aux historiens sur l’accès à certaines archives de la colonisation. La commémoration des événements du 17 octobre 1961, organisée aux côtés de plusieurs associations à la place de Saint-Michel de Paris, est un rappel des faits historiques, sur les atrocités commises par la France. Ce jour-là, plusieurs dizaines d’Algériens sortis manifester pacifiquement pour leur droit à l’indépendance furent massacrés et tués par la police de Maurice Papon, des milliers d’autres torturés, emprisonnés, déportés vers des camps en Algérie. Près d’un demi siècle après, l’Etat Français ne se contente pas de taire ce crime d’Etat, mais mène une politique de réhabilitation rampante du passé colonial français. La politique menée par Nicolas Sarkozy est très grave et incite à l’inquiétude. Selon Gilles Manceron, spécialiste du colonialisme français et rédacteur en chef de la revue de la Ligue de droits de l’Homme. Afrik.com : « L’effort de réhabiliter la colonisation s’est manifesté par le vote de la loi du 23 février 2005, dont l’alinéa 4 voulait inciter les enseignants à promouvoir « les aspects positifs de la colonisation ». L’alinéa 4 a été retiré par le président Chirac suite à la mobilisation d’un grand nombre d’historiens. Mais durant la campagne électorale de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait cultivé la nostalgie du colonialisme français, de manière très habile. II avait multiplié les déclarations dans ce sens, notamment au cours de ses meetings dans le Midi de la France. L’idée de réhabiliter la colonisation française devait être traduite par la mise en œuvre de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie. La création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie figure dans l’article 3 de cette même loi du 23 février 2005. Nicolas Sarkozy a dit qu’il le ferait. Le Premier ministre François Fillon avait déclaré en septembre 2007 qu’il créerait cette fondation. Alors voilà les dessous d’une politique qui va à centre sens des relations à venir entre les deux pays. Le départ de Sarkozy aidera certainement à revoir les fondements de la relation algéro-française.


Amara Mohamed
Dimanche 31 Octobre 2010 - 00:01
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